Pour le voir d'un oeil neuf.
On peut monter les escaliers quatre à quatre,
et manger des z'huit, mais attendez décembre.
(les z'huit ça s'mange les mois où on fait brr)

On a tous cru, un jour, au père Noël."Papa Noël, je veux pas de cadeaux"
Enfant, on rêvait de cadeaux.
Adulte, on a peut être voulu encore y croire, pour un jour, une minute, une seconde.
Une lettre, adressée au père Noël, écrite par un adulte, ou bien un enfant, avec, à l'intérieur, une demande très particulière.
Vous êtes cet adulte, ou cet enfant. Ecrivez cette lettre.
N'oubliez pas de mettre un titre et de signer la lettre.
A vos plumes
Écrire, ça commence par des ratures et des phrases de travers, seule compte l'idée. Puis on rajoute, on empile, on déplace, on élague et on coupe dans le tas. Ecrire c'est juste trouver les mots pour dire ce que l'on a envie de dire. Mais pour le dire avec sa petite musique, celle que l'on a dans sa tête, et qui n'est pas la même que celle du voisin.
C'est partir d'une idée, aussi ténue soit-elle, et tirer dessus pour voir comment elle se transforme. Le grand et indispensable Vialatte utilise l'image de la pelote de laine ; elle me plait beaucoup. On tire sur le bout de la pelote, et au fur et à mesure qu'elle se dévide on regarde ce que ça donne. Et qu'importe le bout de la pelote sur lequel on tombe, aucun n'est meilleur que l'autre. Le principal c'est de débuter. Le début c'est le plus dur, mais c'est aussi le plus facile. On peut dire tout ce qu'on veut. C'est pour ça que j'ai commencé avec cette phrase là. Le reste, je l'ai ajouté après, en aller-retour incessants entre le début et la fin de ce texte.
Ecrire, c'est un peu comme ce sujet : la version initiale n'a pas beaucoup de rapport avec ce qui sera finalement publié. Chacune de ces phrases a été corrigée plusieurs fois. Car le plus important dans l'écriture, ce sont les ratures. Un texte est terminé quand on ne peut plus rien enlever.




Une jolie maison aux volets bleus, dans une rue tranquille, dans un quartier tranquille, quelque part où il fait bon vivre...
Pourtant dans cette maison se passe quelque chose de "secret", que personne ne sait...
Racontez...
Avec comme incipit: "Ça fait huit jours exactement que... "


Ca devait arriver. A trop différer la rédaction de ma nouvelle chronique, ma dernière participation à Paroles plurielles parait avant que je n'aie pu vous faire partager ma visite d'un grand musée tout entier rempli de petites choses... Tant pis, ça vous fera toujours de la lecture, et vous donnera matière à réflexion. Parce que cette consigne 38 ne manque pas d'originalité, jugez donc un peu : après avoir écouté autant de fois que nécessaire la chanson d'Hubert-Félix Théfaine "Confessions d'un never been", il s'agissait de s'en inspirer pour écrire un texte dont la première phrase serait les mots phares de la chanson : « J’ai volé mon âme à un clown… » avec pour consigne d’aller dans le décalé, le déjanté, le farfelu, l’hermétique… à l'instar d'un HFT présenté ainsi par Coumarine :
Les mots de Thiéfaine dans ses chansons sont de l’ordre 50/50
50% de mots qui veulent dire quelque chose, qui frappent, qui touchent, qui percutent
50% de mots en écriture volontairement hermétique, qui sont là pour la sonorité ou pour le fun
On ne saurait mieux dire. J'ai donc fait dans le décalé, l'hermétique, le presque poétique. J'ai eu beaucoup de mal à faire dans le déjanté. Comme dirait quelqu'un qui se reconnaîtra, il est difficile d'arriver à maintenir le même rythme endiablé de vocabulaire déjanté sur la totalité du texte, nous faut qu'on fasse des pauses à dire les choses bêtement morales ou logiques. C'est exactement ça. Mais il est temps que je vous laisse découvrir par vous même. La vidéo, c'est du bonus.