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26 novembre 2007

Chronique de l'illusion théâtrale

Je n'étais jamais allé au théâtre. Il y avait bien eu une première expérience lycéenne, qui m'avait conduit à m'ennuyer vigoureusement devant My fair lady, mais ça ne compte pas vraiment. Ce n'était qu'une autre façon de me faire ingurgiter de l'anglais. Non, je n'étais jamais allé au théâtre avec enthousiasme, avec l'envie de voir une pièce. Envie qui me vint en 2005, lors des journées du Patrimoine, quand je rentrai pour la première fois dans le Parvis Saint Jean - théâtre Dijon Bourgogne sous la conduite du directeur du lieu, qui le faisait visiter avec passion. C'est plus qu'un lieu, c'est la liturgie théâtrale qui succède à l'illusion religieuse. Au terme d'une histoire mouvementée (je vous renvoie au site), l'église Saint Jean a été désaffectée en 1972, puis reconvertie en théâtre. L'intérieur participe au spectacle : un plafond en coque de bateau retournée, des fresques derrière la lourde tenture du fond de la scène, des chapelles aménagées en bureaux, où l'on travaille à la lumière changeante des vitraux. C'est plus qu'un théâtre, c'est un état d'esprit : la scène est au même niveau que les premiers rangs de spectateurs, le public est appelé à participer.


Mais pour cette fois, la représentation n'avait pas lieu au Parvis Saint Jean mais sous le chapiteau du Footsbarn Theatre troupe invitée partageant le programme 2007-2008. Je pense que celui-ci recèle d'autres spectacles qui nous donneront l'occasion d'assister à une pièce donnée sur cette fameuse scène. Nous sommes allés voir une adaptation de L'homme qui rit, récit du destin tragique (c'est le moins que l'on puisse dire) du fils d'un Lord enlevé à sa famille, vendu et défiguré par les Comprachicos (un horrible sourire le mutile d'une oreille à l'autre) afin de devenir un monstre de foire. Au début du roman, les comprachicos qui l'ont "opéré", sont chassés d'Angleterre et s'enfuient en abandonnant l'enfant sur le port. Alors qu'ils sont pris dans une tempête qui va couler le navire, leur chef décide de jeter à la mer une bouteille révélant la véritable identité de l'enfant. Je me suis inspiré de ce passage pour la consigne 54 de Paroles plurielles. Les noms d'Hardquanonne le flamand et du donjon de Chatam sont ainsi directement tiré de ce chapitre du roman ; pour le reste, j'ai concentré en quelques instants ce qui se passe en une nuit dans le roman.


L'homme qui rit, c'est l'histoire de cet enfant, Gwynplaine, marqué par une cicatrice qui lui fait en permanence un rire monstrueux, recueilli avec Dea, une jeune fille aveugle, par Ursus, vagabond philosophe et misanthrope, saltimbanque accompagné d'un loup alter-ego. Ensemble, ils vont mener la vie des comédiens itinérant, jusqu'à ce que soit rendue à Gwynplaine sa véritable identité, celle d'un pair du royaume, le baron Clancharlie. Retrouvant sa place à la Chambre des lords, il tentera de faire entendre à ceux qui sont en haut, la voix des humbles et des misérables, ceux qui sont en bas. Il devra aussi choisir entre ces deux mondes, choisir entre la richesse et l'amour, entre les titres et la vraie noblesse, celle du coeur. Bien entendu tout ça finira mal.
Ursus et Homo étaient liés d'une amitié étroite. Ursus était un homme, Homo était un loup, leurs humeurs s'étaient convenues.

L'espace compris sous le chapiteau de toile sera pendant deux heures notre seul univers. La mort, la vie, l'amour et le fracas du monde auront pour cadre un décor minimaliste : des voilages pour suggérer tantôt la mer en furie, tantôt les rideaux d'une alcôve, tantôt une tempête de neige ; une corde et un bâton pour faire un bateau, une toile noire et une torche pour faire un souterrain, quelques bougies pour faire un palais La petite estrade occupant l'arrière de la piste est tour à tour la poupe du navire des comprachicos en perdition, puis, magie de la mise en abyme, la scène du théatre où Gwynplaine et ses compagnons se produisent, avant de devenir la chambre de la tentatrice Josiane. Un rétroprojecteur en haut des gradins fournira l'ambiance visuelle, un violoncelle en coulisse accompagnera l'ensemble.

La mise en scène a parfaitement su intégrer la rhétorique hugolienne, les oppositions hyperboliques entre la beauté et la monstruosité, le grandiose et le ridicule, la noblesse de classe et celle du coeur ; les répétitions de quelques formules comme "ceux qui sont en haut" et "ceux qui sont en bas", les situations dramatiques, les rebondissements, tous les éléments de ce roman-épopée qui semble avoir été écrit pour le théâtre. Les comédiens sont par ailleurs de vrais saltimbanques, au sens noble du terme, des baladins proposant leur spectacle de ville en ville. Nous avons été surpris au final de constater qu'ils étaient si peu nombreux par-rapport au nombre de personnages.

L'illusion fonctionne pourtant à plein et nous entraine dans un monde complet et cohérent par la seule force de leur talent. C'est leur jeu qui fait que nous sommes ainsi subjugués, entraînés au coeur de l'action : ils créent un impalpable décor par leur seule présence. C'est vivant, tellement vivant que l'on est nécessairement impliqué par le spectacle de nos semblables aux prises avec la vie, beaucoup plus que devant un film dont les protagonistes ne sont pas vraiment là, c'est juste leur image que l'on aperçoit, tellement loin de nous...
A telle enseigne qu'alors que j'assistais à la séance de la Chambre des Lords, épouvanté par l'égoïsme et le cynisme des grands, et un peu par leur côté ridicule aussi, je ne vis pas Gwynplaine/Clancharlie assis à quasiment côté de moi...

Les applaudissements ont été aussi longs et nourris que mérités, à la hauteur de la générosité de cette poignée d'artistes ; j'en avais les larmes aux yeux en sortant.
Je n'étais jamais allé au théâtre, ça fait toujours ça ?


01 juin 2007

Chronique du Sammy saltimbanque

Descendant l'esplanade en pente douce qui mène au centre Pompidou, Chérie de Sammy et moi-même avons été attirés par un attroupement de personnes assises, assistant vraisemblablement à un spectacle. Nous approchant, nous nous rendons compte qu'il s'agit d'un artiste de rue. Pantalon noir, chemise blanche et bretelles qui s'avéreront très utiles pour tous les effets de comique visuel qu'elles permettent, il prend à partie le public, imitant les touristes asiatiques, singeant voire poursuivant les malheureux qui passent dans son périmètre et regroupant autour de lui un public nombreux auquel nous nous joignîmes.

Alors que nous avions finalement décidés de nous assoir, il s'avise de notre arrivée et s'approche en vociférant, désignant un emplacement au sol : asseyez-vous LA ! Noooon ! Làààà ! déclenchant de nouveaux rires de la foule. Amis des arrivés discrètes, passez votre chemin ! Le spectacle continue, ou plutôt commence, car il se met bientôt à expliquer qu'il va sélectionner parmi le public des collaborateurs (vieille ficelle pour s'assurer l'attention de l'auditoire) pour participer à la réalisation d'un épisode de Dallas à la chinoise... Il choisira donc successivement un italien barbu qu'il ornera d'un nunchaku et un tibétain qui prendra la fuite dès qu'il aura le dos tourné, qu'il remplacera aussi sec par un américain chauve (sans doute pour contrebalancer la barbe). Le malheureux se verra affublé d'un béret, d'un revolver découpé dans du carton et d'une française qui jouera l'héroïne de ce street-soap opera.

Il adjoint à ce petit monde un clapman -c'est celui qui est chargé de gueuler (c'est le terme le plus approprié) le numéro de la scène entre chacune des prises virtuelles- auquel il projette de faire exécuter sur les pavés des bonds de cabri et autres fantaisies gracieuses et aériennes. La première victime sur laquelle il avait primitivement jeté son dévolu s'excuse, remonte une jambe de son pantalon et dévoile une attelle qui l'empêchera de faire toutes les choses grandes et magnifiques que l'on attend de lui. Qu'à cela ne tienne, notre metteur en scène hystérique va choisir quelqu'un d'autre dans le public... Inutile de faire durer plus longtemps un artificiel et vain suspens, c'est bien évidemment vers moi que son index tendu va se pointer !

Votre serviteur, agrémenté pour la circonstance d'un chapeau trop petit (le maître de cérémonie aura sans doute mal évalué la taille de ma caboche) a par conséquent fait l'andouille pendant vingt bonnes minutes devant un parterre hilare et bigarré, sautant, courant, traversant la "scène" à pas chassés en tournant le dos au public, ou regardant mon temporaire et hilarant chef avec une frayeur feinte. J'avoue que j'ai pris un plaisir certain à en rajouter au passage ce qui me valût force mimiques et autres moqueries de l'artiste, mimant tantôt l'homme ivre, tantôt le fou, tantôt le fumeur d'herbes exotiques... Dans mes moments d'inactivité (je n'avais finalement qu'un rôle fort modeste) j'ai observé la fascinante facilité qu'ont les gens -moi compris- mûs par le charisme du clown et la pression du groupe, à obéir aux ordres les plus incongrus que l'on peut leur donner.

Après ce quart d'heure de gloire improvisée, nous nous dirigeons enfin vers le musée convoité, devant lequel nous serons restés assis à peine plus longtemps que prévu. La prochaine chronique ne pourra dès lors qu'être parisienne et artistique. Et un petit peu pluvieuse. Mais les grands artistes ne se soucient pas de considérations aussi mesquines que l'eau tombant du ciel...

14 juillet 2006

Festival #01 - La boum cardinalice (chronique des rencontres fortuites)

Comment décrire un délire total qui fait pleurer de rire pendant deux heures ? Je vais néanmoins m'y risquer.

Sous le chapiteau en bois du Magic Mirror, Calixte de Nigremont accueille ses spectateurs en vrai maître de cérémonie mondain et raffiné. D'une voix entre Léon Zitrone au sommet de sa gloire et Zaza prise d'un accès de virilité, il commente l'entrée des malheureux retardataires à la façon d'une description de bal mondain, "Monsieur l'ambassadeur de Papouasie orientale auprès le Saint-Siège, accompagné de sa charmante épouse" etc. Un rasta est félicité de sa contribution au quota capillaire, les entrants se voient attribuer des titres de comte et comtesse, marquis et marquise ; monseigneur et son enfant de choeur, monsieur le ministre des affaires culturelles, son altesse sérénissime et sa première camériste... C'est inénarrable.

Les qualificatifs fusent avec une facilité et une aisance époustouflante, et un sens du détail qui fait mouche. Je dois essuyer des larmes de rire alors que le spectacle proprement dit n'a pas réellement commencé.


- Oh, mais je vois que monsieur est très ému !
- Oulala, oui !
- Mais monsieur est tout seul ? Voulez-vous que je vous trouve une compagnie ?
- Une altesse alors ?
- Une altesse, mais il n'y a que de ça ce soir !
Une jeune femme entre quelque minutes plus tard et cherche une place libre du bout des yeux : Oh, mais vous êtes êtes seule ; que dis-je, vous étiez seule... Il la prend par le bras, lui fait faire le tour de la pièce et nous présente cérémonieusement. Merci monseigneur.

Car Calixte de Nigremont sera bientôt un prince de l'Eglise. Il va être fait cardinal. Si il nous a tous convié ce soir, c'est pour participer à la répétition de la cérémonie de remise du chapeau, qui aura lieu dans une semaine, retransmise en direct et en mondovision sur TF1...

Et tout ce qui suit est plus ou moins la succession des tableaux de cette grandiose et émouvante cérémonie. Tableaux où le public -pardon, les VIP- est amené à participer ; attendre recueilli à genoux l'entrée de son éminence, entonner un chant d'allégresse, danser... Et entendre une centaine de personnes entonner "Dominique, nique, nique..." ou "L'Internationale", ça fait quelque chose... Rire notamment...


Il y a de fait une bonne part d'improvisation, qui atteint son paroxysme quand il demande à des spectateurs de venir jouer, tantôt la reine de Saba et le roi Salomon, tantôt un groupe de terroristes bolcheviques. Car il faut créer le suspens chez la France d'en bas au moment où elle va se chercher une bière dans son frigo. N'oubliez pas que nous sommes sur TF1.


Entrecoupée de digressions (décidement je l'aime...) et de confessions laissant entrevoir le tragique derrière le faste et l'élégance (et jamais tragique ne fut aussi drôle), la répétition est un succès. J'ai les zygomatiques contractés, je frôle la paralysie faciale. Calixte de Nigremont, chantre de l'élégance surannée et de l'imparfait du subjonctif, s'éclipse sous les applaudissements d'une foule qui ce soir, ne rêvera que de choses grandes et magnifiques, de cavaliers de la garde nationale entrant en fanfare dans une cathédrale, de robe pourpre et de chants d'allégresse.

***

Mais la soirée ne s'arrête pas là. La demoiselle à côté de moi à l'air bien sympathique, nous engageons la conversation. Voici comment je fis la connaissance d'Estelle, avec qui j'ai pu partager des idées et (quelques...) bières. Bref, ce fut fort agréable. Merci au cardinal Calixte.


Un sac minuscule avec un monceau de choses dedans, tout le matériel de camping à l'arrière de la voiture, des connaissances exotiques parmi le monde de la nuit et une philosophie de la vie qui se résume en quelques mots : Un sourire ne coûte rien ; la vie est courte

Me déposant à quelques centaines de mètres de chez moi, elle lance ces derniers mots :
"Profites de la vie !"

Il est des rencontres fortuites qui semblent avoir été programmées comme des rendez-vous.

***

A propos...

09 juillet 2006

Chronique des nécessaires inventions

Qui n'a jamais rêvé, une fois dans sa vie, de contempler une bétonnière de camping ? Ou un piège à mouches élégant et multicolore ? A moins que votre désir secret ne soit de voir tourner une girouette fabriquée par madame Poulidor elle-même, avec une roue d'un vélo de son mari, grand collectionneur de bicyclettes comme tout le monde le sait... Grâce à la compagnie OPUS (Office des phabricants d'univers singuliers), ces plaisirs raffinés sont désormais à la portée du plus grand nombre. Sillonant les campagnes de France, l'exposition itinérante du patrimoine inventif amateur apporte les lumières de la civilisation jusque dans les contrées les plus reculées. Pensez-donc, ils n'hésitent pas à s'aventurer en Limousin ou dans le Morvan. Certains bressans prétendent même les avoir aperçu à Louhans. Mais rien n'est moins sûr. On ne peut pas se fier à ces gens là. Car le bressan est fourbe et inventif. Il est réduit à cet état lamentable par la grande misère de son pays, où l'on se marie entre parents sans craindre les effets de la consanguinité et où, pour survivre, on a deux métiers. Vétérinaire et boucher par exemple.

C'est du moins ce qu'affirme monsieur Bourdet, éminent spécialiste de la question, et je ne me permettrais pas de mettre en doute la parole d'un homme aussi sage. Il est assisté du bourru mais fidèle monsieur Chon. Un emploi-Sarkozy. Un vieillard en phase de pré-délinquance, victorieusement réinséré dans la société. Avec son aide, il présente toute une galerie d'objets glanés dans les greniers ou offerts par de généreux donateurs amis de la science. Car la science fait rage. Les déneigeuses sont "rémanentes"; les baleines se transforment en fontaine d'intérieur, et les molécules du goût de bouchon ne pèsent pas lourd face à l'ingéniosité du buveur frustré.


A chaque objet, son histoire, son anecdote, qu'il serait indélicat de reproduire intégralement ici. Monsieur Bourdet le fait avec un talent d'historien entomologiste de la trouvaille, et ses qualités de conteur surpassent de loin les miennes. Car on sent l'homme de l'art derrière le scientifique distingué. Qui mieux que lui pourrait raconter les tenants et les aboutissants de ce pur produit du terroir bressan : la machine à déférrer les chats ?

Comme cela a été évoqué plus haut, mais je constate avec peine que certains ne suivent pas, les bressans sont inventifs. Non par quelque génie local, mais par obligation devant la dureté de la vie. Leurs enfants dégénérés (mais si, les mariages consanguins... ah vraiment, vous ne faites aucun effort), dans ce pays sans distraction, ont pour principal amusement de ferrer les chats. Ils capturent un chat, ils le ferrent avec des petits fers adaptés à ses pattes, et ils le regardent ensuite galoper en faisant des étincelles -car le chat ferré galope- sur les chemins pavés de la bresse, dans les dernières lueurs du soleil couchant...

On voit par là que le sadisme n'exclue pas une certaine poésie.


Monsieur Carnet, boucher réputé et vétérinaire honoraire de Vic-des-Prés, a inventé cette ingénieuse machine, dont le fonctionnement répond si bien à l'esprit bressan. L'animal est sanglé dans l'appareil, les oreilles coincées par les petites pinces de gauche (ça fait mal, mais il est important pour la suite qu'il ne puisse pas s'échapper), et les parties sensibles serrées par un système tout simple, une vis qu'il suffit de tourner.

Le chat, sous l'effet de la douleur, se met à ruer à violement de ses pattes arrières ferrées, et il ne reste au boucher qu'à placer une pièce de viande de charolaise de réforme à portée des coups du chat, pour attendrir cette carne que personne à l'exception des bressans n'accepterait de payer un tel prix.

Quand le chat est fatigué, et la viande bien attendrie, le boucher déplace son stylo vers sa poche de chemise -car c'est là la véritable différence entre un boucher et un vétérinaire : l'emplacement du stylo- sort une petite pince, et libère enfin la pauvre bête de ses entraves.

***

Petit musée fictif et itinérant des arts singuliers, le Conservatoire des curiosités se situe effectivement à la frontière du théatre et du musée imaginaire. Si les objets sont bien réels, leurs inventeurs n'en demeurent pas moins imaginaires et autodidactes. Il était présenté à Dijon au jardin de l'Arquebuse (j'ai déjà parlé de ce lieu mélancolique) dans le cadre du festival "Carte libre" ; la ville de Dijon aime les festivals, j'en reparlerai dans mes prochains billets.

Je n'ai évoqué ici qu'une petite partie des objets et des présentations, c'est un point de vue partiel sur le spectacle qui, hormis la bétonnière de camping et la déneigeuse rémanente, montre, entre autre choses, une machine à botter le cul des drôles et un canon à souris. Mais les objets en eux mêmes ne seraient rien sans les comédiens qui les font vivre.

Chantres de l'humour absurde, n'hésitant pas à vanner les spectateurs pour peu que ceux-ci rentrent dans le jeu, le prince-sans-rire Bourdet et son acolyte anonyme Chon offrent (parce que au tarif de 3€ c'est vraiment offert) une heure de rire bienfaisant. Encore faut-il tolérer l'humour noir et comprendre l'ironie, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Il paraît que des bressans se seraient plaints. Ces gens là ne sont décidemment pas fréquentables.