17 février 2009

Complotons contre le complot !

Ils ne vous font pas marrer vous, tous ceux qui voient des complots partout, et qui vous expliquent sans rire que :
- Aucun avion ne s'est écrasé contre le Pentagone le 11 septembre 2001
- Pour les tours jumelles, on aimerait bien dire que c'est pas vrai, mais il y a trop d'images qui prouvent le contraire alors on explique que de toute façon, les tours ne se sont pas écroulées à cause des avions (sous-entendu : elles étaient truffées de dynamite du sous-sol au grenier)
- Hitler n'a guère ouvert que des centres de vacances, sans plus
- Les extra-terrestres sont parmi nous
- Barack Obama est membre du grand complot mondial / manipulé par le grand complot mondial / aux ordres du grand complot mondial (choisissez l'option qui vous fait le plus rire)
- Kennedy n'a pas été tué par Lee Harvey Oswald
- Elvis Presley est toujours vivant
- La fin du monde aura lieu en 2012
- Les juifs, c'est tous des francs-maçons
- Les francs-maçons, c'est tous des juifs
- Les maçons, ça fait rien qu'à picoler
- Michaël Jackson est noir, en vrai

    En fait ce n'est pas vrai. Tous ces gens ne me font pas marrer du tout. Ils auraient plutôt tendance à me faire peur, pour être tout à fait honnête.

    World Trade Center en train d'être truffé d'explosifs du sous-sol au grenier, preuve exclusive !

    Ils me font peur parce qu'ils sont convaincus d'avoir raison, et les gens qui croient en quelque chose me font peur d'une manière générale ; mais aussi parce qu'aucun argument rationnel n'est utilisable avec eux. Ils ont raison et nous avons tort, et nous sommes au mieux naïfs, voire victime de la manipulation du grand complot mondial, au pire complices de celui-ci.

    Ils me font peur parce qu'ils choississent la solution la moins évidente, la plus tordue, celle qui privilégie la peur, le complot, les explications alambiquées, et réfutent d'un revers de main tout ce qui peut ressembler à un argument scientifique. C'est parfois par intérêt, parfois au nom d'une croyance, souvent par tournure d'esprit, pour ne pas dire autre chose.

    Tout ce développement pour attirer l'attention sur quelques sites (sérieux) qui méritent le détour :
    - Conspiracy watch, observatoire du conspirationnisme et des théories du complot 
    - Attentats du 9/11 : Mythes et légendes ; l'auteur souhaite "juste dénoncer les raccourcis scientifiques qui sont utilisés pour corroborer la théorie conspirationniste"
    Et une série d'articles publiés par Samuel Laurent sur Suivez le geek :
    - DailyMotion et le grand complot mondial
    - Le grand complot mondial, épisode 1 : Les illuminatistes
    - Episode 2 : Apocalypse 2012
    - Episode 3 : "Et ils règneront sur Terre"

      16 février 2009

      Chronique illustrée de Charles Lapicque

      C'est une chose étrange que le destin. Vous pouvez faire des choses grandes et magnifiques, laisser une trace dans la science, l'histoire de l'art voire l'histoire tout court, connaitre une relative célébrité, puis retomber dans un oubli que la vie ne vous avait fait que temporairement quitter. Avec un peu de chance, une plaque de rue viendra rappeler aux passants distraits que vous avez existé.

      C'est ce qui est arrivé à Charles Lapicque, qui a traversé le siècle dernier dans toute sa longueur en laissant quelques empreintes sur la science, et de grosses traces de couleur sur la peinture, et qui pourtant est aujourd'hui ignoré par presque tout le monde. Même Dijon a sa rue Charles Lapicque - il faut dire que son musée comporte une riche sélection de ses oeuvres. Je suis passé régulièrement vers cette rue, ce n'est que récemment que j'y ai prêté attention. Elle doit être plus ou moins rédigée ainsi : "Charles Lapicque, 1898-1988, peintre français."

      La bataille de Waterloo, 1949

      "Peintre français". C'est un peu court, mais il est impossible de résumer la vie d'un homme sur une simple plaque émaillée. Tâchons tout de même de lui rendre justice en quelques lignes. Chérie de Sammy et moi-même avons découvert Charles Lapicque a l'occasion de l'exposition rétrospective que le musée de la Poste lui consacra l'année dernière. Rien que l'affiche donnait envie d'en voir davantage.



      Le choix de l'affiche est judicieux, car elle reprend L'embarquement pour Cythère, tableau idéal pour commencer à parler de l'artiste : Lapicque, c'est beau, c'est plein de couleurs., c'est de la vie posée sur une toile, transposée, traduite par un code qui n'appartient qu'à lui :
      "Mettez du rouge, de l'orangé, du jaune pour tout ce qui est impalpable et lointain, notamment le ciel et du bleu pour tout ce qui est solide, compact, rapproché, la terre par exemple"
      Le port de Loguivy, 1939

      Il faut dire que celui qui n'était à ses débuts qu'un peintre du dimanche exceptionnellement doué est aussi docteur en physique, spécialisé dans l'optique et l'étude des couleurs. On sent qu'il maitrise son sujet. Il maitrise d'ailleurs tellement qu'à partir de 1939 il laisse tomber la science pour se consacrer à plein temps à la peinture.

      Le buveur, 1937

      J'ai pu lire ça et là qu'il appartient à l'école de Paris. Je ne sais pas pour vous, mais moi, l'école de Paris, ça ne m'évoque rien du tout. Si je devais absolument faire rentrer Lapicque dans une petite case, je dirais qu'il appartient à l'école de la vie et du grand large, à l'école de la couleur, de la liberté et du mouvement. Avec Lapicque, il faut prévoir des petites cases relativement grandes.

      Régates vent arrière, 1952

      Pour faire simple, Lapicque a commencé par faire de l'abstrait ; mais à sa façon, avec des entrelacs de couleur, des tableaux-rébus, des tableaux tout en mouvement où l'oeil suit une trajectoire d'un bout à l'autre de la toile. Au fil des années, il s'est fait de plus en plus figuratif, mais c'était toujours du Lapicque, toujours profondément original et sincère - sincère au sens de fidèle à lui-même.

      Les régates, 1946

      Charles d'Aquitaine, 1953

      Il aimait les bateaux, le sport, notamment le tennis ; il aimait la Bretagne et Venise, il aimait les tigres, éléments que l'on retrouve dans ses tableaux. Les œuvres des dernières années surtout, les plus figuratives justement, sont à la fois une explosion de couleurs et un resserrement sur ces quelques thèmes. Mais quel régal ! Ses couchers de soleil sur Venise sont des feux d'artifice, ses tigres sont des rêves borgesiens...

      La matinée d'un seigneur, 1961

      Coucher de soleil sur la Giudecca, 1955

      Il aimait aussi la vie, il a caché des juifs pendant la guerre ; les noms de Charles et Aline Lapicque ne figurent pas seulement sur une plaque d'une petite rue de Dijon, ils sont inscrits aussi sur la liste des Justes par le Yad Vashem de Jérusalem, et sur le mur des Justes à Paris, honorés par l'hommage national de janvier 2007 au Panthéon.


      Il faudrait corriger la plaque de la rue Charles Lapicque ; je propose un panneau 4x3 portant les mentions suivantes :
      Charles Lapicque, (1898-1988)
      Peintre,
      Ingénieur,
      Régatier,
      Juste parmi les nations,
      Génie de la couleur

      ***

      Pour creuser un peu de votre côté :

      • charleslapicque.fr, le site le plus complet sur Lapicque. La majeure partie des liens de cette chronique pointent vers ce site.

      30 janvier 2009

      T'es geek, toi ? Ma définition

      Suite à la série d'interview T'es geek, toi ? publiée par Laurent Suply sur le blog  Suivez le geek (et évoquée ici et ), il nous propose maintenant de donner notre propre définition du mot geek. Concrètement, on répond aux mêmes questions que les personnalités invitées. La classe.
       
      Le questionnaire est fabriqué à partir d'un formulaire Google documents, une idée à retenir. Le best-of sera publié sur le blog annonce t-il ; en attendant voici mes réponses : 
       C'est quoi un geek pour vous ? Votre définition personnelle du mot geek

      Au sens "ancien", un geek est un accro à l'informatique, un peu associal, qui sait programmer dans 15 langages différents, mais est trop timide pour dire bonjour à la boulangère. Le geek traditionnel sait tout sur l'histoire de Linux, est capable de jouer à un jeu de rôle plusieurs jours de suite et connait toutes les différences entre la trilogie Star Wars originale et la version remastérisée qui a précédée la sortie de la "nouvelle trilogie". Il a d'ailleurs son propre sabre laser, et croit au povoir de la Force.

      Le geek "moderne", ou tout au moins le "nouveau geek", tel qu'il est en train d'apparaître, me semble davantage une création des médias internet, un effet de mode - aujourd'hui, c'est presque flatteur d'être reconnu comme geek. Ceux qui se considèrent comme tel sont plutôt de "simples" passionnés d'informatique et de technologie, quitte à prendre le risque de passer pour des "bobos" obsédés par leur gadgetophilie...

      D'une manière plus générale, une voie médiane qui ressort de cette série d'interviews tend à qualifier comme geek les passionnés d'un domaine en général, qu'on appelait avant des amateurs éclairés, des dilettantes... mais dire "geek", ça fait plus cool...


      Quels personnages représentent le mieux à vos yeux l'archétype du geek ? Réel ou de fiction, comme vous voulez

      Bill Gates, MacGyver, les "lone gunmens" dans X files, Alexandre Astier (parce qu'il le dit lui-même)... Je ne suis pas assez geek moi-même pour répondre précisemment à cette question


      T'es geek toi ? Vous considérez-vous à titre personnel comme un geek ? Si oui, pourquoi ? Et si non, ben pourquoi pas... ?

      Non. L'informatique et internet m'intéressent beaucoup, mais restent un outil. Cependant, l'univers geek me plait, avec son côté "spécialiste qui s'est fait tout seul", et certaines références de ce qu'il faut bien désormais appeler la "culture geek" : Star Wars, certaines séries TV, les jeux de rôle et/ou vidéos etc.

      Ma petite geekittude fait partie d'un ensemble plus vaste nommé culture générale...  

      A thousand words, Amélie Poulain en 5 minutes

      Cette petite histoire sans paroles a un petit côté Amélie Poulain. D'où le titre. Ceux qui comme moi lisent quotidiennement Ecrans connaissent déjà ce petit bijou, c'est donc essentiellement pour les autres que je la place ici. Parce que c'est mignon, plein de bons sentiments, et que les bons sentiments, ça peut pas faire de mal.

      Bon film !

      A Thousand Words from Ted Chung on Vimeo

      21 janvier 2009

      Is Obama President ?

      Mon titre fait référence à un site qui répond à la question posée dans son url : "Is Obama president ?" (Obama est-il président ?), et où un compteur affiche depuis combien de temps il l'est, et pour combien de temps encore. Le genre de choses inutiles que j'aime bien.



      a message for obama



      L'image vient du groupe Flickr "A message for Obama" ; si toi aussi tu as un message pour Barack "44" Obama, tu prends un papier, un crayon, une photo et... tu espères que les conseillers en comm' de la Maison Blanche n'aient que ça à faire que de perdre leur temps sur Flickr au lieu de sauver le monde.

      Courage. L'espoir fait vivre.

      14 janvier 2009

      Sur internet, vous êtes votre propre espion

      A force de blogs, de réseaux dits sociaux, de sites de rencontre, de musique, de cuisine et je ne sais quoi d'autre, à force de laisser ses coordonnées un peu partout sans trop réfléchir aux conséquences, il devient de plus en plus facile de (presque) tout savoir sur quelqu'un juste en tapant son nom dans Google.

      Vous pensez que j'exagère ? Lisez donc cet article de Presse Ocean.fr, découvert grâce à @manhack, qui relate la mésaventure de "Fred" (ou Marc, c'est selon) : c'est on ne peut plus révélateur. On peut tout savoir sur la vie de Fred : où il travaille, sa date de naissance, ses goût en matière de filles et sa passion pour la musique.

      Je ne vais pas me lancer dans la polémique un peu vaine consistant à débattre sur le thème "le journaliste a t-il eu raison ou aurait-il dû édulcorer", le problème n'est pas là. Le problème vient du comportement des internautes qui n'hésitent pas une seconde à confier à une entreprise ce qu'il ne voudraient pas dire à la police, par exemple...

      C'est juste une pensée rapide, libre à vous d'en tirer toutes les conséquences. Pour ma part, je continuerai à arpenter internet sous pseudo...

      11 janvier 2009

      Déprimons un peu avec Google maps

      Je viens de tomber sur ce nouveau genre de carte chez Fluctuat : quelle serait le périmètre détruit par l'explosion d'une bombe nucléaire de taille moyenne lancée sur Paris, New-York ou Craponne sur Arzon ? Et un astéroïde ?


      La bien nommée application Ground Zero permet de le savoir.
      Ce n'est pas drôle, mais ça porte à réfléchir.

      09 janvier 2009

      Nostalgiques de votre vieux modem ?

      Vu tout à l'heure chez Korben :  







      Si vous n'avez pas connu internet en même temps que la généralisation des box, cela vous rappellera quelques souvenirs... Attention, il faut mettre le son !

      05 janvier 2009

      La patrie reconnaissante (1)

      En ce temps là, tous les lieux de la ville avaient été baptisés du nom d'un homme célèbre. Les grands boulevards, les avenues, les rues de taille moyenne et les petites rues sans importance s'étaient vu octroyer des patronymes d'écrivains étudiés dans les écoles, de présidents des siècles passés, de scientifiques connus, de navigateurs trépassés et d'astronomes hirsutes.

      On avait à ce point bien fait les choses que la moindre placette portait le nom d'un ancien maire, le moindre passage couvert celui d'un écrivain régionaliste. Il ne restait plus rien à nommer ; même les places de stationnement inoccupées devant le cimetière s'enorgueillissaient de la gloire passée d'un maréchal qui avait grandement contribué à garnir ledit cimetière.


      Mais l'on continuait pourtant à construire, et il arriva un jour où l'on fut à court de noms à distribuer. Il n'y en avait plus. Même les notoirement oubliés et les injustement méconnus avaient été utilisés. Tout ce que la ville comptait d'intellectuels se mit alors à réfléchir. Mais les architectes, les bibliothécaires, les instituteurs, les agents de la circulation et madame Michu, concierge au 17, rue Amédée Bollée, avaient beau se creuser la tête et éplucher leurs dictionnaires, la situation paraissait sans issue.

      Le conseil municipal au grand complet, réuni dans la grande salle des mariages de l'Hôtel de ville pour se pencher sur cette crise, était bien en peine de trouver une solution. Il n'était pas question d'éluder le problème avec les habituels dérivatifs fabriqués à partir d'un nom de lieu, la ville ayant déjà son lot d'avenue de la gare, rue de la poste et autres place de l'église.


      Quelqu'un proposa bien de réutiliser le système déjà employé pour le tout récent quartier résidentiel, aux maisons agglutinées et identiques, où les rues trop étroites et toutes semblables portaient des noms d'oiseaux apportant, avec force rossignols, cigognes et mésanges, une poésie de toute façon à jamais absente de ce lieu sans âme.

      Le maire s'emporta, demandant ironiquement pourquoi ne continuait-on pas le système, après tout c'était bien pratique, avec les animaux, les insectes, les légumes, et puis aussi les planètes, et les astéroïdes, c'est vrai qu'on en parle pas assez ! Après tout, quitte à subir les quolibets des journalistes, autant que ce soit pour avoir inauguré une rue 1998 SM165 ou un square 951 Gaspra, que pour avoir dévoilé, devant un parterre médusé, la plaque de l'allée des nénuphars.

      A suivre...

      03 janvier 2009

      A la diète !

      C'est sûr, nous avons une fois de plus été déraisonnables. Nous avons trop mangé, nous pouvons même dire bâfré, et, des jours précédents noël à ceux suivant la nouvelle année, les tubes digestifs ont été mis à rude épreuve.

      Voilà pourquoi je vous propose une salutaire diète, à la base du menu ci-après, que vous pourrez bien évidemment adapter à votre guise. Une petite soupe aux choux pour réhydrater l'organisme, desséché par l'abus de vin de champagne, suivie de quelques tomates plates (spécialité locale, vous m'en direz des nouvelles), ou vertes, suivant arrivage. Une petite assiette de courgette pour poursuivre, et quelques fruits de la passion en dessert !

      ***

      La soupe aux choux / René Fallet


      Le pays des tomates plates / Georges Coulonges


      Beignets de tomates vertes / Fannie Flagg


      Autobiographie d'une courgette / Gilles Paris


      Aux fruits de la passion / Daniel Pennac


      Bonne année à tous !

      25 décembre 2008

      Des guirlandes pour Noël

      Aujourd'hui c'est Noël, j'espère que vous n'allez pas passer la journée devant votre écran, d'ailleurs ce billet a été écrit le 17 décembre. Vous voyez que je pense à vous.

      Le blog Remarquez publie tous les jours, ou tous les deux jours au pire, un ou deux articles simplement composés d'une image et d'un lien vers un site qu'il nous laisse le plaisir de découvrir. Il s'intéresse à l'art, au graphisme, à la photographie... j'aime beaucoup.

      Il proposait hier (le 16 décembre donc, faut suivre !) un lien vers un article du site Digital Photography school regroupant une série de photos sur une nouvelle utilisation possible des guirlandes électriques.

       
        
        
       

      Joyeux Noël à tous !

      18 décembre 2008

      De l'art aux briques, traduction de photos en Lego

      Décidemment, Twitter est devenu indispensable. Ce n'est pas Olivier, qui cite désormais régulièrement dans ses revues des liens piochés sur Twitter, qui dira le contraire.

      Ainsi, grâce à @leafar, je viens de découvrir le travail de Udronotto sur Flickr. Sa spécialité, c'est le Lego. Qu'il s'agisse de tableaux célèbres, des scènes de films ou des photos qui lui ont plus, le procédé est toujours le même : il recompose l'original à l'aide de Lego, soit totalement, soit en intégrant les petites briques et figurines caractéristiques dans un montage.

      J'aime particulièrement son travail à partir de photos, dont voici un exemple :




      Falso d'autore 13 - Impossible is nothing


      La photo d'origine est visible en suivant ce lien (l'auteur ne propose pas d'intégration pour ses photos)

      Le retour des zombies

      J'en parlais ici-même il y a quelques semaines : le 26 octobre dernier s'est tenue la journée mondiale des zombies ; c'est un peu l'équivalent de la gay pride ou de la fête de la musique, mais pour les morts-vivants.


      FleX, du blog Flexgraph, est un jeune photographe/graphiste parisien (depuis peu, comme il le précise lui-même), qui s'est joint, en sa qualité de photographe (mais peut-être était-il également mort, il ne le précise pas) à la marche parisienne. Il partage ses photos sur son blog et sur son compte Flickr. Morceaux (saignants) choisis :


      Zombie Walk [26/10/08] @ Paris




      Zombie Walk [26/10/08] @ Paris


      Pour les autres photos, je vous incite à aller directement les voir chez lui  :-)

      11 décembre 2008

      50 ans de législature en ligne

      Décidemment, tout le monde met ses archives en ligne ces temps-ci - et c'est une très bonne chose.

      Après le Times et Life, c'est au tour de l'Assemblée Nationale de mettre en ligne tous les comptes rendus de séances depuis 1958, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la première législature, qui s'est tenue le 9 décembre 1958.



      http://archives.assemblee-nationale.fr/

      Via Clubic :
      L'équivalent de 350 000 pages, qui n'étaient jusqu'à présent disponibles que sur papier dans des bibliothèques, sont ainsi mises à disposition librement sur internet. La plupart de ces ressources documentaires ont été numérisées sur papier et sont consultables au format PDF, tandis que les plus récentes sont directement accessibles depuis le navigateur internet au format HTML. Des recherches textuelles sont possibles quelque soit le format des documents et font de ces archives un instrument de travail pour les professionnels du droit. Elles sont également au service de l'ensemble des citoyens, d'après le communiqué de l'Assemblée nationale.



      Powered by ScribeFire.

      L'inquiétante Ukraine de Pavel Yudov

      Vu sur Flickr ce matin, par l'intermédiaire d'un widget Netvibes : Pavel Yudov. Les photos de son album Fogtime ont toutes ce côté inquiétant, fantomatique ; comme un petit air de fin du monde.



      501a42a5e2fb366a



      2985b2d1047e4a81

      09 décembre 2008

      Chronique d'un vice impuni

      L'autre jour, en attendant que la voie de mon train soit affichée (il peut parfois s'avérer être très agaçant d'être en avance, pensez-y avant de vous précipitez), je suis allé faire un tour dans une de ces librairies qui pour être de gare, ne vendent pas seulement des romans du même nom. Celle-ci est d'ailleurs particulièrement bien fournie ; le fait qu'elle soit située en plein coeur de la gare de Lyon n'étant peut-être pas étranger à l'affaire.

      Dernier coup d'œil au panneau électronique, avant de jeter le premier sur les journaux du jour, ceux du matin et ceux du soir. Les gros titres, les photos, le dessin de Plantu. Je passe ensuite du côté des romans, frôlant au passage un voyageur comme moi en attente d'un train, enjambant une valise, mettant toute mon attention à ne pas renverser une pile de romans qui finiront de toute façon au pilon, et c'est là que mon regard est attiré par un petit livre posé au niveau de mes yeux comme par un fait exprès. Il a un titre rigolo, où il est question des dessous de la grand-mère de l'auteur et, ah tiens, c'est un Delerm ? Je ne peux pas m'empêcher de feuilleter quelques pages, lisant certaines nouvelles en diagonale. A priori c'est un bon cru. Allez... et puis non, j'ai un tel stock de livres à lire que ce ne serait pas raisonnable. Sans compter que j'aurai le temps de le lire trois fois avant que d'être arrivé. Et puis la bibliothèque finira bien par l'acheter. Je retiens pour plus tard : Delerm, grand-mère, dessous.


      Fuyons vite vers les autres rayons. Quelle heure est-il donc ? Trop tôt pour que l'horaire soit affiché, trop tard pour changer de billet. Hélas, je vais devoir continuer à me tenter. Déjà un livre de poche m'offre à la vue sa couverture aguichante. Un recueil de nouvelles de Dino Buzzati que je ne connais pas. Ah, c'est pas pareil ça, il y a de la matière à lire pendant deux heures... Oui mais pas raisonnable, stock à lire, bibliothèque... Bon, dans ce cas, il faut absolument que je le note tout ça quelque part. Ou alors je vais le répéter dans ma tête pour ne pas l'oublier : Delerm, grand-mère, Buzzati, inquiète. La Grand-mère de Delerm est inquiète des nouvelles de Buzzati. Les dessous Buzzati inquiètent grand-mère Delerm...


      Oh, et ça, qu'est ce que c'est ? On dirait les dessins qui ornent les couvertures des tomes d'Harry Potter. Mais oui, c'est bien ça. Les contes de Beedle le barde, j'en avais entendu parler. Quelques semaines avant Noël, c'est tellement commercial que c'en est presque écoeurant. Je suis malgré tout à deux doigts de succomber. Qui ne voudrait entendre à nouveau la voix de Dumbledore ? Hum. Trop commercial. Je ne vais pas tomber dans le panneau quand même ! On retient malgré tout, les dessous affriolants de Delerm inquiètent Buzzati et Beedle le barde !


      Continuant ma déambulation, tout en regardant ma montre à intervalles réguliers, j'avise, négligemment posé à un bout d'étagère comme si il ne s'agissait que d'un écrivain mineur, un livre de Stefan Zweig dont le titre ne me dit rien. Un inédit ! C'est trop, cette fois, je m'en vais. En passant, je survole du regard (bien malgré moi) les titres des essais, souriant devant l'un, soupirant devant l'autre, me retenant de saisir un troisième.



      J'enjambe un sac, frôle un voyageur en attente d'un train, m'efforce de ne pas renverser une pile de futures ex-nouveautés, et continue la litanie, Delerm, Buzzati, Beedle, Zweig, dessous, nouvelles, contes, passé ; Beedle le barde trop commercial, les nouvelles inquiètes des dessous affriolants, la grand-mère de Delerm voyage dans le passé, le stock à lire, la bibliothèque... des pages et des pages à découvrir un jour, lorsque je succomberai encore à ce vice impuni, la lecture.

      08 décembre 2008

      Une vie de chien !

      Juste une image en provenance de Upide down dogs... Habituellement, je survole le site, un sourire distrait aux lèvres. Mais ces deux là, comment dire ? Ils ont vraiment quelque chose en plus ! Je me marre tout seul en écrivant ces quelques mots...


      Tout et son contraire sur Twitter

      J'aime beaucoup la rubrique "Dixit" des Vu sur le www du site Ecrans : ils doivent passer leur vie sur internet pour trouver toutes ces citations (comment ça, "ils ne sont pas les seuls" ?)

      Aujourd'hui, trois citations portant sur Twitter m'ont semblées particulièrement intéressantes :


      Twitter, c'est MAL :
      « Ce que vous avez ici sont des gens qui ne se soucie pas de la justesse de l’information. En utilisant Twitter pour "être à l’intérieur de l’histoire", ils transforment la plus dramatique des situations en divertissement. Ils balancent leurs petits tweets en ne faisant pas attention à l’impact qu’ils peuvent avoir, puis ils vantent le fait que Twitter est fait pour "battre les grands médias en tant que relais d’information". »
      Tom Purcell (Oliver Wendell Holmes Turning Over In His Grave, 26/11/2008)


      Twitter, c'est BEAU :
      « Je ne peux pas croire qu’il y ait encore des gens qui disent que Twitter n’est pas une source de nouvelles. [Ce qui compte] ça n’est pas seulement la vitesse à laquelle arrivent les premières informations. Twitter sert aussi comme flux constant d’actualisations à mesure que la situation évolue. »
      Michael Arrington (I Can’t Believe Some People Are Still Saying Twitter Isn’t A News Source, 27/11/2008)


      Twitter, c'est...utile ?
      « Twitter ne permet pas d’accéder au rêve de l’intelligence collective, mise en commun des neurones de manière ordonnée au service de l’analyse et de la compréhension. C’est en revanche une démultiplication des récepteurs sensoriels. Pour parler simple, hier soir, grâce à Twitter, j’avais un millier de paire d’yeux, un millier de paires d’oreilles, toutes branchées en direct sur des canaux différents. »
      Laurent Supply (Ma soirée Bombay, ou pourquoi Twitter est désormais indispensable, 27/11/2008)

      01 décembre 2008

      C'était à Bombay

      Juste une image qui m'a touché.
      Vu sur The big Picture : Mumbai under attack


      Un peu de papier, pas mal de talent, beaucoup d'amour

      Il y a des choses comme ça, tout viril qu'on veuille paraître, on ne peut pas s'empêcher de penser, tout au fond de son petit coeur de brute, que quand même, c'est mignon tout plein.




      Quoi de plus mignon, en-effet, qu'un papa qui prépare tous les jours le "lunch bag" de ses enfants, sinon un papa qui l'agrémente chaque jour d'un dessin différent, toujours tendre et inspiré : Lunch bag art





      Via Ecrans.

      28 novembre 2008

      Chronique des clip, crap, bang, vlop, zip...

      On n'accorde pas assez d'importance aux onomatopées. Paf, ça c'est dit. Il est temps de faire cesser cette injustice, quitte à taper du poing sur la table. Comme ça : boum. Briling degling chling ting font les verres qui s'entrechoquent. Aïe fait le bloggueur rédacteur en se massant la main. Eh oui : l'air de rien, ces petits mots sont plus importants qu'ils en ont l'air. Ah mais si. Je ne suis pas toc toc, c'est vrai de vrai. Hum, comment dire ? Pfff, c'est compliqué. Rhaaa, je ne trouve pas mes mots. Bouh-ou-ouh, je n'arriverai jamais à finir ce texte.

      Tant pis, ce n'est pas grave, je vais continuer à faire des tic-tic-tac avec les touches de mon clavier, ou alors tac-tac-tac quand je m'énerve et que j'appuie plus fort. En tout cas les machines à écrire ça fait tap tap tap tap... ding ! Les ordinateurs ne font pas ding. Jamais. C'est tout juste si ils font un woouum grave et modulé de temps en temps, suivi d'un message expliquant que l'on a commis une erreur tellement grave que le système ne s'en remettra peut-être pas. Enfin, ça c'est seulement si vous avez Windows. Qui fait Dadidadoum au démarrage.

      Répétons le : les onomatopées c'est important. Sans elles, nous ne saurions pas que les chiens font ouah ouah, ou alors wouf, et parfois grrr. Sans elles, pas de pin-pon des pompiers, pas de ding-dong des cloches, pas de glou-glou au goulot. La vie serait triste et terne comme une page d'annuaire.



      Heureusement, Pierre Enckell et Pierre Rézeau prennent les onomatopées au sérieux. A tel point qu'ils en ont fait un dictionnaire, que j'ai découvert l'autre jour à la bibliothèque. Un dictionnaire tout entier empli de plouf, dzing, chtac, vlan, poum, cuicui, floc, pan, badam.
      Avec des wip, des clip, des crap !
      Bang !
      Vlop !
      Zip !
      Shebam !
      Pow !

      Mais c'est un dictionnaire avant tout, avec une préface ennuyeuse, une introduction à pâlir, un index et une bibliographie. Il traite l'onomatopée sous tous ses aspects, c'est un vrai sujet de culture générale qui nous concerne tous, comme dirait la madame de la télé. L'ouvrage, d'un format agréable, s'organise en deux parties : un classement thématique, très utile pour rechercher le bruit exact que fait la chauve-souris en volant en zig-zag d'un réverbère grésillant à un autre, un soir d'automne dans l'Ardèche. Ou alors pour vérifier si la bouteille que l'on débouche, elle fait poum, ploum, ou bien pop. Ce n'est pas évident.

      La deuxième partie est un classement alphabétique, ce qui n'est pas très surprenant, dans un dictionnaire. Il se nourrit en outre d'un florilège de citations, pour la plupart romanesques, car l'onomatopée n'est pas d'un usage limité à la bande dessinée, comme des esprits chagrins pourraient se l'imaginer.

      Et tout ça est publié par un éditeur aussi savant que réputé, qui a publié les travaux de messieurs sérieux comme Bergson (Le rire de l'onomatopée), Dumézil (Le mythe indo-européen de l'onomatopée), ou Emile Durkheim (Le suicide de l'onomatopée) : Les Presse universitaires de France, les fameuses Puf.

      Pif, paf, puf.

      Bang !
      Vlop !
      Zip !
      Shebam !
      Pow !
      Blop !
      Wizz !

      ***

      (merci à Serge Gainsbourg pour sa collaboration)

      25 novembre 2008

      Bunnies suicide : c'est la mort du p'tit lapin (ma pauv' dame)

      Quand les lapins veulent se suicider, ils choisissent rarement la simplicité. Humour noir.


       
        
       

      Je ne pouvais pas résister au clin d'œil à Star Wars : 
        
       

      Via

      22 novembre 2008

      Found photos : un double exemple de la puissance des réseaux

      Il y a des billets qui ont une histoire ; celui-ci en est-un.

      J'ai découvert le site Found photos sur Ecrans hier, mais je me suis arrêté là, me contentant de le classer (ou plutôt le jeter) dans mes favoris Netvibes (un clic sur la petite étoile, et hop, disparu dans le grand rien des tuyaux virtuels).

      Or, mes favoris Netvibes, tout comme mes bookmarks Delicious, sont renvoyés via Twitterfeed sur mon compte Twitter. Ce qui a permis à l'observateur Plouceur (encore lui !) d'en faire son miel.



      Pour ce qui est du site en lui-même, son contenu se présente en deux lignes, que je recopie de l'article d'Ecrans :
      Comme son titre l’indique, FoundPhotos (littéralement Photos trouvées) est une suite, un flux ininterrompu de photographies trouvées sur le net. Cela n’est pas une sélection d’objets graphiques comme on trouve sur Fffound et ses petits frères. Mais des photos de la vie de tous les jours, des images privées, mais pourtant mises à disposition du public via les réseaux.


      19 novembre 2008

      On écoute bien les chevaux

      Des chevaux qui chantent en se tenant debout sur leur pattes arrières, ça n'existe pas ?




      ...eh bien si !

      Les archives du magazine LIFE disponibles sur Google

      Je ne sais pas si c'est la nouvelle du jour (il se passe quand même des choses plus importantes), mais c'est le nouveau buzz Google, que j'ai lu un peu partout ce matin : les archives du magazine américain LIFE sont désormais disponibles (ou en voie de l'être) sur Google.

      Créé par Henry Luce en 1936, LIFE est l’une des institutions de la vie, médiatique, culturelle et artistique américaine. Centrée sur l’image, la revue a vu passer les grands noms du reportage photographique (Robert Capa, Margaret Bourke-White, Alfred Eisenstaedt, George Silk, etc.) Hebdomadaire, puis mensuelle, elle commence à connaître des difficultés à partir de 2000 pour finalement arrêter la publication papier en 2007. Depuis, elle existe toujours sur Internet, et poursuit son travail d’édition de livres de photographies. Via Ecrans



      http://images.google.com/hosted/life


      Les archives (pellicules, plaques de verre...) sont toujours en cours de numérisation et viendront alimenter les résultats de Google recherche d'images.

      Comment les consulter ? Soit via cette page dédiée, soit en filtrant les résultats de recherche en utilisant "source:life" (lien : exemple avec Dijon) à la suite de sa requête dans Google images.

      Via :