30 janvier 2009

T'es geek, toi ? Ma définition

Suite à la série d'interview T'es geek, toi ? publiée par Laurent Suply sur le blog  Suivez le geek (et évoquée ici et ), il nous propose maintenant de donner notre propre définition du mot geek. Concrètement, on répond aux mêmes questions que les personnalités invitées. La classe.
 
Le questionnaire est fabriqué à partir d'un formulaire Google documents, une idée à retenir. Le best-of sera publié sur le blog annonce t-il ; en attendant voici mes réponses : 
 C'est quoi un geek pour vous ? Votre définition personnelle du mot geek

Au sens "ancien", un geek est un accro à l'informatique, un peu associal, qui sait programmer dans 15 langages différents, mais est trop timide pour dire bonjour à la boulangère. Le geek traditionnel sait tout sur l'histoire de Linux, est capable de jouer à un jeu de rôle plusieurs jours de suite et connait toutes les différences entre la trilogie Star Wars originale et la version remastérisée qui a précédée la sortie de la "nouvelle trilogie". Il a d'ailleurs son propre sabre laser, et croit au povoir de la Force.

Le geek "moderne", ou tout au moins le "nouveau geek", tel qu'il est en train d'apparaître, me semble davantage une création des médias internet, un effet de mode - aujourd'hui, c'est presque flatteur d'être reconnu comme geek. Ceux qui se considèrent comme tel sont plutôt de "simples" passionnés d'informatique et de technologie, quitte à prendre le risque de passer pour des "bobos" obsédés par leur gadgetophilie...

D'une manière plus générale, une voie médiane qui ressort de cette série d'interviews tend à qualifier comme geek les passionnés d'un domaine en général, qu'on appelait avant des amateurs éclairés, des dilettantes... mais dire "geek", ça fait plus cool...


Quels personnages représentent le mieux à vos yeux l'archétype du geek ? Réel ou de fiction, comme vous voulez

Bill Gates, MacGyver, les "lone gunmens" dans X files, Alexandre Astier (parce qu'il le dit lui-même)... Je ne suis pas assez geek moi-même pour répondre précisemment à cette question


T'es geek toi ? Vous considérez-vous à titre personnel comme un geek ? Si oui, pourquoi ? Et si non, ben pourquoi pas... ?

Non. L'informatique et internet m'intéressent beaucoup, mais restent un outil. Cependant, l'univers geek me plait, avec son côté "spécialiste qui s'est fait tout seul", et certaines références de ce qu'il faut bien désormais appeler la "culture geek" : Star Wars, certaines séries TV, les jeux de rôle et/ou vidéos etc.

Ma petite geekittude fait partie d'un ensemble plus vaste nommé culture générale...  

A thousand words, Amélie Poulain en 5 minutes

Cette petite histoire sans paroles a un petit côté Amélie Poulain. D'où le titre. Ceux qui comme moi lisent quotidiennement Ecrans connaissent déjà ce petit bijou, c'est donc essentiellement pour les autres que je la place ici. Parce que c'est mignon, plein de bons sentiments, et que les bons sentiments, ça peut pas faire de mal.

Bon film !

A Thousand Words from Ted Chung on Vimeo

21 janvier 2009

Is Obama President ?

Mon titre fait référence à un site qui répond à la question posée dans son url : "Is Obama president ?" (Obama est-il président ?), et où un compteur affiche depuis combien de temps il l'est, et pour combien de temps encore. Le genre de choses inutiles que j'aime bien.



a message for obama



L'image vient du groupe Flickr "A message for Obama" ; si toi aussi tu as un message pour Barack "44" Obama, tu prends un papier, un crayon, une photo et... tu espères que les conseillers en comm' de la Maison Blanche n'aient que ça à faire que de perdre leur temps sur Flickr au lieu de sauver le monde.

Courage. L'espoir fait vivre.

14 janvier 2009

Sur internet, vous êtes votre propre espion

A force de blogs, de réseaux dits sociaux, de sites de rencontre, de musique, de cuisine et je ne sais quoi d'autre, à force de laisser ses coordonnées un peu partout sans trop réfléchir aux conséquences, il devient de plus en plus facile de (presque) tout savoir sur quelqu'un juste en tapant son nom dans Google.

Vous pensez que j'exagère ? Lisez donc cet article de Presse Ocean.fr, découvert grâce à @manhack, qui relate la mésaventure de "Fred" (ou Marc, c'est selon) : c'est on ne peut plus révélateur. On peut tout savoir sur la vie de Fred : où il travaille, sa date de naissance, ses goût en matière de filles et sa passion pour la musique.

Je ne vais pas me lancer dans la polémique un peu vaine consistant à débattre sur le thème "le journaliste a t-il eu raison ou aurait-il dû édulcorer", le problème n'est pas là. Le problème vient du comportement des internautes qui n'hésitent pas une seconde à confier à une entreprise ce qu'il ne voudraient pas dire à la police, par exemple...

C'est juste une pensée rapide, libre à vous d'en tirer toutes les conséquences. Pour ma part, je continuerai à arpenter internet sous pseudo...

11 janvier 2009

Déprimons un peu avec Google maps

Je viens de tomber sur ce nouveau genre de carte chez Fluctuat : quelle serait le périmètre détruit par l'explosion d'une bombe nucléaire de taille moyenne lancée sur Paris, New-York ou Craponne sur Arzon ? Et un astéroïde ?


La bien nommée application Ground Zero permet de le savoir.
Ce n'est pas drôle, mais ça porte à réfléchir.

09 janvier 2009

Nostalgiques de votre vieux modem ?

Vu tout à l'heure chez Korben :  







Si vous n'avez pas connu internet en même temps que la généralisation des box, cela vous rappellera quelques souvenirs... Attention, il faut mettre le son !

05 janvier 2009

La patrie reconnaissante (1)

En ce temps là, tous les lieux de la ville avaient été baptisés du nom d'un homme célèbre. Les grands boulevards, les avenues, les rues de taille moyenne et les petites rues sans importance s'étaient vu octroyer des patronymes d'écrivains étudiés dans les écoles, de présidents des siècles passés, de scientifiques connus, de navigateurs trépassés et d'astronomes hirsutes.

On avait à ce point bien fait les choses que la moindre placette portait le nom d'un ancien maire, le moindre passage couvert celui d'un écrivain régionaliste. Il ne restait plus rien à nommer ; même les places de stationnement inoccupées devant le cimetière s'enorgueillissaient de la gloire passée d'un maréchal qui avait grandement contribué à garnir ledit cimetière.


Mais l'on continuait pourtant à construire, et il arriva un jour où l'on fut à court de noms à distribuer. Il n'y en avait plus. Même les notoirement oubliés et les injustement méconnus avaient été utilisés. Tout ce que la ville comptait d'intellectuels se mit alors à réfléchir. Mais les architectes, les bibliothécaires, les instituteurs, les agents de la circulation et madame Michu, concierge au 17, rue Amédée Bollée, avaient beau se creuser la tête et éplucher leurs dictionnaires, la situation paraissait sans issue.

Le conseil municipal au grand complet, réuni dans la grande salle des mariages de l'Hôtel de ville pour se pencher sur cette crise, était bien en peine de trouver une solution. Il n'était pas question d'éluder le problème avec les habituels dérivatifs fabriqués à partir d'un nom de lieu, la ville ayant déjà son lot d'avenue de la gare, rue de la poste et autres place de l'église.


Quelqu'un proposa bien de réutiliser le système déjà employé pour le tout récent quartier résidentiel, aux maisons agglutinées et identiques, où les rues trop étroites et toutes semblables portaient des noms d'oiseaux apportant, avec force rossignols, cigognes et mésanges, une poésie de toute façon à jamais absente de ce lieu sans âme.

Le maire s'emporta, demandant ironiquement pourquoi ne continuait-on pas le système, après tout c'était bien pratique, avec les animaux, les insectes, les légumes, et puis aussi les planètes, et les astéroïdes, c'est vrai qu'on en parle pas assez ! Après tout, quitte à subir les quolibets des journalistes, autant que ce soit pour avoir inauguré une rue 1998 SM165 ou un square 951 Gaspra, que pour avoir dévoilé, devant un parterre médusé, la plaque de l'allée des nénuphars.

A suivre...

03 janvier 2009

A la diète !

C'est sûr, nous avons une fois de plus été déraisonnables. Nous avons trop mangé, nous pouvons même dire bâfré, et, des jours précédents noël à ceux suivant la nouvelle année, les tubes digestifs ont été mis à rude épreuve.

Voilà pourquoi je vous propose une salutaire diète, à la base du menu ci-après, que vous pourrez bien évidemment adapter à votre guise. Une petite soupe aux choux pour réhydrater l'organisme, desséché par l'abus de vin de champagne, suivie de quelques tomates plates (spécialité locale, vous m'en direz des nouvelles), ou vertes, suivant arrivage. Une petite assiette de courgette pour poursuivre, et quelques fruits de la passion en dessert !

***

La soupe aux choux / René Fallet


Le pays des tomates plates / Georges Coulonges


Beignets de tomates vertes / Fannie Flagg


Autobiographie d'une courgette / Gilles Paris


Aux fruits de la passion / Daniel Pennac


Bonne année à tous !

25 décembre 2008

Des guirlandes pour Noël

Aujourd'hui c'est Noël, j'espère que vous n'allez pas passer la journée devant votre écran, d'ailleurs ce billet a été écrit le 17 décembre. Vous voyez que je pense à vous.

Le blog Remarquez publie tous les jours, ou tous les deux jours au pire, un ou deux articles simplement composés d'une image et d'un lien vers un site qu'il nous laisse le plaisir de découvrir. Il s'intéresse à l'art, au graphisme, à la photographie... j'aime beaucoup.

Il proposait hier (le 16 décembre donc, faut suivre !) un lien vers un article du site Digital Photography school regroupant une série de photos sur une nouvelle utilisation possible des guirlandes électriques.

 
  
  
 

Joyeux Noël à tous !

18 décembre 2008

De l'art aux briques, traduction de photos en Lego

Décidemment, Twitter est devenu indispensable. Ce n'est pas Olivier, qui cite désormais régulièrement dans ses revues des liens piochés sur Twitter, qui dira le contraire.

Ainsi, grâce à @leafar, je viens de découvrir le travail de Udronotto sur Flickr. Sa spécialité, c'est le Lego. Qu'il s'agisse de tableaux célèbres, des scènes de films ou des photos qui lui ont plus, le procédé est toujours le même : il recompose l'original à l'aide de Lego, soit totalement, soit en intégrant les petites briques et figurines caractéristiques dans un montage.

J'aime particulièrement son travail à partir de photos, dont voici un exemple :




Falso d'autore 13 - Impossible is nothing


La photo d'origine est visible en suivant ce lien (l'auteur ne propose pas d'intégration pour ses photos)

Le retour des zombies

J'en parlais ici-même il y a quelques semaines : le 26 octobre dernier s'est tenue la journée mondiale des zombies ; c'est un peu l'équivalent de la gay pride ou de la fête de la musique, mais pour les morts-vivants.


FleX, du blog Flexgraph, est un jeune photographe/graphiste parisien (depuis peu, comme il le précise lui-même), qui s'est joint, en sa qualité de photographe (mais peut-être était-il également mort, il ne le précise pas) à la marche parisienne. Il partage ses photos sur son blog et sur son compte Flickr. Morceaux (saignants) choisis :


Zombie Walk [26/10/08] @ Paris




Zombie Walk [26/10/08] @ Paris


Pour les autres photos, je vous incite à aller directement les voir chez lui  :-)

11 décembre 2008

50 ans de législature en ligne

Décidemment, tout le monde met ses archives en ligne ces temps-ci - et c'est une très bonne chose.

Après le Times et Life, c'est au tour de l'Assemblée Nationale de mettre en ligne tous les comptes rendus de séances depuis 1958, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la première législature, qui s'est tenue le 9 décembre 1958.



http://archives.assemblee-nationale.fr/

Via Clubic :
L'équivalent de 350 000 pages, qui n'étaient jusqu'à présent disponibles que sur papier dans des bibliothèques, sont ainsi mises à disposition librement sur internet. La plupart de ces ressources documentaires ont été numérisées sur papier et sont consultables au format PDF, tandis que les plus récentes sont directement accessibles depuis le navigateur internet au format HTML. Des recherches textuelles sont possibles quelque soit le format des documents et font de ces archives un instrument de travail pour les professionnels du droit. Elles sont également au service de l'ensemble des citoyens, d'après le communiqué de l'Assemblée nationale.



Powered by ScribeFire.

L'inquiétante Ukraine de Pavel Yudov

Vu sur Flickr ce matin, par l'intermédiaire d'un widget Netvibes : Pavel Yudov. Les photos de son album Fogtime ont toutes ce côté inquiétant, fantomatique ; comme un petit air de fin du monde.



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09 décembre 2008

Chronique d'un vice impuni

L'autre jour, en attendant que la voie de mon train soit affichée (il peut parfois s'avérer être très agaçant d'être en avance, pensez-y avant de vous précipitez), je suis allé faire un tour dans une de ces librairies qui pour être de gare, ne vendent pas seulement des romans du même nom. Celle-ci est d'ailleurs particulièrement bien fournie ; le fait qu'elle soit située en plein coeur de la gare de Lyon n'étant peut-être pas étranger à l'affaire.

Dernier coup d'œil au panneau électronique, avant de jeter le premier sur les journaux du jour, ceux du matin et ceux du soir. Les gros titres, les photos, le dessin de Plantu. Je passe ensuite du côté des romans, frôlant au passage un voyageur comme moi en attente d'un train, enjambant une valise, mettant toute mon attention à ne pas renverser une pile de romans qui finiront de toute façon au pilon, et c'est là que mon regard est attiré par un petit livre posé au niveau de mes yeux comme par un fait exprès. Il a un titre rigolo, où il est question des dessous de la grand-mère de l'auteur et, ah tiens, c'est un Delerm ? Je ne peux pas m'empêcher de feuilleter quelques pages, lisant certaines nouvelles en diagonale. A priori c'est un bon cru. Allez... et puis non, j'ai un tel stock de livres à lire que ce ne serait pas raisonnable. Sans compter que j'aurai le temps de le lire trois fois avant que d'être arrivé. Et puis la bibliothèque finira bien par l'acheter. Je retiens pour plus tard : Delerm, grand-mère, dessous.


Fuyons vite vers les autres rayons. Quelle heure est-il donc ? Trop tôt pour que l'horaire soit affiché, trop tard pour changer de billet. Hélas, je vais devoir continuer à me tenter. Déjà un livre de poche m'offre à la vue sa couverture aguichante. Un recueil de nouvelles de Dino Buzzati que je ne connais pas. Ah, c'est pas pareil ça, il y a de la matière à lire pendant deux heures... Oui mais pas raisonnable, stock à lire, bibliothèque... Bon, dans ce cas, il faut absolument que je le note tout ça quelque part. Ou alors je vais le répéter dans ma tête pour ne pas l'oublier : Delerm, grand-mère, Buzzati, inquiète. La Grand-mère de Delerm est inquiète des nouvelles de Buzzati. Les dessous Buzzati inquiètent grand-mère Delerm...


Oh, et ça, qu'est ce que c'est ? On dirait les dessins qui ornent les couvertures des tomes d'Harry Potter. Mais oui, c'est bien ça. Les contes de Beedle le barde, j'en avais entendu parler. Quelques semaines avant Noël, c'est tellement commercial que c'en est presque écoeurant. Je suis malgré tout à deux doigts de succomber. Qui ne voudrait entendre à nouveau la voix de Dumbledore ? Hum. Trop commercial. Je ne vais pas tomber dans le panneau quand même ! On retient malgré tout, les dessous affriolants de Delerm inquiètent Buzzati et Beedle le barde !


Continuant ma déambulation, tout en regardant ma montre à intervalles réguliers, j'avise, négligemment posé à un bout d'étagère comme si il ne s'agissait que d'un écrivain mineur, un livre de Stefan Zweig dont le titre ne me dit rien. Un inédit ! C'est trop, cette fois, je m'en vais. En passant, je survole du regard (bien malgré moi) les titres des essais, souriant devant l'un, soupirant devant l'autre, me retenant de saisir un troisième.



J'enjambe un sac, frôle un voyageur en attente d'un train, m'efforce de ne pas renverser une pile de futures ex-nouveautés, et continue la litanie, Delerm, Buzzati, Beedle, Zweig, dessous, nouvelles, contes, passé ; Beedle le barde trop commercial, les nouvelles inquiètes des dessous affriolants, la grand-mère de Delerm voyage dans le passé, le stock à lire, la bibliothèque... des pages et des pages à découvrir un jour, lorsque je succomberai encore à ce vice impuni, la lecture.

08 décembre 2008

Une vie de chien !

Juste une image en provenance de Upide down dogs... Habituellement, je survole le site, un sourire distrait aux lèvres. Mais ces deux là, comment dire ? Ils ont vraiment quelque chose en plus ! Je me marre tout seul en écrivant ces quelques mots...


Tout et son contraire sur Twitter

J'aime beaucoup la rubrique "Dixit" des Vu sur le www du site Ecrans : ils doivent passer leur vie sur internet pour trouver toutes ces citations (comment ça, "ils ne sont pas les seuls" ?)

Aujourd'hui, trois citations portant sur Twitter m'ont semblées particulièrement intéressantes :


Twitter, c'est MAL :
« Ce que vous avez ici sont des gens qui ne se soucie pas de la justesse de l’information. En utilisant Twitter pour "être à l’intérieur de l’histoire", ils transforment la plus dramatique des situations en divertissement. Ils balancent leurs petits tweets en ne faisant pas attention à l’impact qu’ils peuvent avoir, puis ils vantent le fait que Twitter est fait pour "battre les grands médias en tant que relais d’information". »
Tom Purcell (Oliver Wendell Holmes Turning Over In His Grave, 26/11/2008)


Twitter, c'est BEAU :
« Je ne peux pas croire qu’il y ait encore des gens qui disent que Twitter n’est pas une source de nouvelles. [Ce qui compte] ça n’est pas seulement la vitesse à laquelle arrivent les premières informations. Twitter sert aussi comme flux constant d’actualisations à mesure que la situation évolue. »
Michael Arrington (I Can’t Believe Some People Are Still Saying Twitter Isn’t A News Source, 27/11/2008)


Twitter, c'est...utile ?
« Twitter ne permet pas d’accéder au rêve de l’intelligence collective, mise en commun des neurones de manière ordonnée au service de l’analyse et de la compréhension. C’est en revanche une démultiplication des récepteurs sensoriels. Pour parler simple, hier soir, grâce à Twitter, j’avais un millier de paire d’yeux, un millier de paires d’oreilles, toutes branchées en direct sur des canaux différents. »
Laurent Supply (Ma soirée Bombay, ou pourquoi Twitter est désormais indispensable, 27/11/2008)

01 décembre 2008

C'était à Bombay

Juste une image qui m'a touché.
Vu sur The big Picture : Mumbai under attack


Un peu de papier, pas mal de talent, beaucoup d'amour

Il y a des choses comme ça, tout viril qu'on veuille paraître, on ne peut pas s'empêcher de penser, tout au fond de son petit coeur de brute, que quand même, c'est mignon tout plein.




Quoi de plus mignon, en-effet, qu'un papa qui prépare tous les jours le "lunch bag" de ses enfants, sinon un papa qui l'agrémente chaque jour d'un dessin différent, toujours tendre et inspiré : Lunch bag art





Via Ecrans.

28 novembre 2008

Chronique des clip, crap, bang, vlop, zip...

On n'accorde pas assez d'importance aux onomatopées. Paf, ça c'est dit. Il est temps de faire cesser cette injustice, quitte à taper du poing sur la table. Comme ça : boum. Briling degling chling ting font les verres qui s'entrechoquent. Aïe fait le bloggueur rédacteur en se massant la main. Eh oui : l'air de rien, ces petits mots sont plus importants qu'ils en ont l'air. Ah mais si. Je ne suis pas toc toc, c'est vrai de vrai. Hum, comment dire ? Pfff, c'est compliqué. Rhaaa, je ne trouve pas mes mots. Bouh-ou-ouh, je n'arriverai jamais à finir ce texte.

Tant pis, ce n'est pas grave, je vais continuer à faire des tic-tic-tac avec les touches de mon clavier, ou alors tac-tac-tac quand je m'énerve et que j'appuie plus fort. En tout cas les machines à écrire ça fait tap tap tap tap... ding ! Les ordinateurs ne font pas ding. Jamais. C'est tout juste si ils font un woouum grave et modulé de temps en temps, suivi d'un message expliquant que l'on a commis une erreur tellement grave que le système ne s'en remettra peut-être pas. Enfin, ça c'est seulement si vous avez Windows. Qui fait Dadidadoum au démarrage.

Répétons le : les onomatopées c'est important. Sans elles, nous ne saurions pas que les chiens font ouah ouah, ou alors wouf, et parfois grrr. Sans elles, pas de pin-pon des pompiers, pas de ding-dong des cloches, pas de glou-glou au goulot. La vie serait triste et terne comme une page d'annuaire.



Heureusement, Pierre Enckell et Pierre Rézeau prennent les onomatopées au sérieux. A tel point qu'ils en ont fait un dictionnaire, que j'ai découvert l'autre jour à la bibliothèque. Un dictionnaire tout entier empli de plouf, dzing, chtac, vlan, poum, cuicui, floc, pan, badam.
Avec des wip, des clip, des crap !
Bang !
Vlop !
Zip !
Shebam !
Pow !

Mais c'est un dictionnaire avant tout, avec une préface ennuyeuse, une introduction à pâlir, un index et une bibliographie. Il traite l'onomatopée sous tous ses aspects, c'est un vrai sujet de culture générale qui nous concerne tous, comme dirait la madame de la télé. L'ouvrage, d'un format agréable, s'organise en deux parties : un classement thématique, très utile pour rechercher le bruit exact que fait la chauve-souris en volant en zig-zag d'un réverbère grésillant à un autre, un soir d'automne dans l'Ardèche. Ou alors pour vérifier si la bouteille que l'on débouche, elle fait poum, ploum, ou bien pop. Ce n'est pas évident.

La deuxième partie est un classement alphabétique, ce qui n'est pas très surprenant, dans un dictionnaire. Il se nourrit en outre d'un florilège de citations, pour la plupart romanesques, car l'onomatopée n'est pas d'un usage limité à la bande dessinée, comme des esprits chagrins pourraient se l'imaginer.

Et tout ça est publié par un éditeur aussi savant que réputé, qui a publié les travaux de messieurs sérieux comme Bergson (Le rire de l'onomatopée), Dumézil (Le mythe indo-européen de l'onomatopée), ou Emile Durkheim (Le suicide de l'onomatopée) : Les Presse universitaires de France, les fameuses Puf.

Pif, paf, puf.

Bang !
Vlop !
Zip !
Shebam !
Pow !
Blop !
Wizz !

***

(merci à Serge Gainsbourg pour sa collaboration)

25 novembre 2008

Bunnies suicide : c'est la mort du p'tit lapin (ma pauv' dame)

Quand les lapins veulent se suicider, ils choisissent rarement la simplicité. Humour noir.


 
  
 

Je ne pouvais pas résister au clin d'œil à Star Wars : 
  
 

Via

22 novembre 2008

Found photos : un double exemple de la puissance des réseaux

Il y a des billets qui ont une histoire ; celui-ci en est-un.

J'ai découvert le site Found photos sur Ecrans hier, mais je me suis arrêté là, me contentant de le classer (ou plutôt le jeter) dans mes favoris Netvibes (un clic sur la petite étoile, et hop, disparu dans le grand rien des tuyaux virtuels).

Or, mes favoris Netvibes, tout comme mes bookmarks Delicious, sont renvoyés via Twitterfeed sur mon compte Twitter. Ce qui a permis à l'observateur Plouceur (encore lui !) d'en faire son miel.



Pour ce qui est du site en lui-même, son contenu se présente en deux lignes, que je recopie de l'article d'Ecrans :
Comme son titre l’indique, FoundPhotos (littéralement Photos trouvées) est une suite, un flux ininterrompu de photographies trouvées sur le net. Cela n’est pas une sélection d’objets graphiques comme on trouve sur Fffound et ses petits frères. Mais des photos de la vie de tous les jours, des images privées, mais pourtant mises à disposition du public via les réseaux.


19 novembre 2008

On écoute bien les chevaux

Des chevaux qui chantent en se tenant debout sur leur pattes arrières, ça n'existe pas ?




...eh bien si !

Les archives du magazine LIFE disponibles sur Google

Je ne sais pas si c'est la nouvelle du jour (il se passe quand même des choses plus importantes), mais c'est le nouveau buzz Google, que j'ai lu un peu partout ce matin : les archives du magazine américain LIFE sont désormais disponibles (ou en voie de l'être) sur Google.

Créé par Henry Luce en 1936, LIFE est l’une des institutions de la vie, médiatique, culturelle et artistique américaine. Centrée sur l’image, la revue a vu passer les grands noms du reportage photographique (Robert Capa, Margaret Bourke-White, Alfred Eisenstaedt, George Silk, etc.) Hebdomadaire, puis mensuelle, elle commence à connaître des difficultés à partir de 2000 pour finalement arrêter la publication papier en 2007. Depuis, elle existe toujours sur Internet, et poursuit son travail d’édition de livres de photographies. Via Ecrans



http://images.google.com/hosted/life


Les archives (pellicules, plaques de verre...) sont toujours en cours de numérisation et viendront alimenter les résultats de Google recherche d'images.

Comment les consulter ? Soit via cette page dédiée, soit en filtrant les résultats de recherche en utilisant "source:life" (lien : exemple avec Dijon) à la suite de sa requête dans Google images.

Via : 

Wordle - Nuage de tags Delicious

Cela faisait un petit moment que je ne m'étais pas amusé avec Wordle... Voici le nuage résultant de mes tags dans Delicious.


Un américain sur deux est paumé devant un ordinateur

Un américain sur deux est paumé devant un ordinateur, ça veut dire : ne sait pas comment ce machin s'allume. Eh oui. Au pays de Google et Microsoft. Comme quoi...

J'ai vu cette petite information cocasse sur Ecrans ; l'article d'origine est publié sur The Inquirer. Je ne saurais trop vous en conseiller la lecture.

Sur les 2054 adultes interrogés dans l’empire Bush, 48% disent avoir besoin de quelqu’un qui leur montre comment faire et où se trouve le bouton “marche”. En cas de problème ils ne sont qu’à peine plus d’un quart à penser se débrouiller seuls. Se débrouiller seul peut aussi vouloir dire prendre un marteau et éliminer le problème. [...] Plus de 15% ont laissé tomber et se sont payé des donuts à la place.
Hmmmmmm… donuts.

Marat revisité




Marat by David Revisited by *djailledie on deviantART


Via Plouceur


Pour mémoire, l'oeuvre originale :

La mort de Marat, Jean-Louis Jacques-Louis David
Musée royaux des beaux arts de Belgique

14 novembre 2008

Martine aime les roses... et les éléphants

Une nouvelle couverture "Martine" détournée, en forme de petit clin d'oeil à Olivier à propos d'un certain congrès dont on parle ces jours-ci... Très honnêtement, je m'en f... à en point, vous pouvez pas savoir. Mais je n'ai pas pu résister à créer cette image ; on va dire que c'est un rapprochement intempestif...


Martine strike back

Je viens de découvrir cette bonne nouvelle sur le blog de Fanette, une gentille lectrice : Martine, ou plutôt le générateur de couvertures détournées, est de retour ! Il faut vite se dépêcher d'en profiter et faire mumuse avec, parce que je pense que Casterman aussi va contre-attaquer d'ici peu...


Ca se passe ici : http://www.cafe-philo.net/index.php


Et voici mon œuvre :


13 novembre 2008

Devisons gaiement

Tu m'connais, j'suis tolérant. J'ai rien contre ces gens là. J'en connais même, ouais, j'ai des amis qui sont... comme ça. Enfin des amis, on se comprend hein, des relations... enfin, des relations, tu vois ce que je veux dire ! Des connaissances quoi !

Non... ça me gêne pas d'en parler mais... ouais pas ici quoi, je connais du monde. On pourrait s'imaginer des trucs, tu sais comment sont les gens. Tout le monde ne peut pas être comme moi, open... tolérant. Ben ouais mon pote, chuis tolérant moi, ça t'étonne à ce point ?

Allez, à la tienne !

Parce que tu vois, on dira ce qu'on veut, mais les mentalités, elles évoluent pas si vite que ça. Ah ben si, t'as qu'à regarder les infos : dès qu'il y a un problème, c'est eux qu'on accuse. Ouais d'accord c'est facile, mais n'empêche, doit bien y'avoir une raison, non ?

Et puis tu me diras pas que c'est pas vrai qu'ils contrôlent pas la télé ! On en voit tout le temps, aux infos, chez Ruquier, chez Drucker aussi, partout ! J'ai rien contre eux, mais tu comprends, au bout d'un moment... Tu demandes qui c'est qu'est normal !

Patron ! Tu nous remet ça ?

J'en étais où ? Ah oui, les... les autres, là. C'est pas des gens comme nous, faut bien l'dire. Comment t'dire ? On fréquente pas les mêmes milieux, c'est clair (rire gras). Et puis même la façon de s'habiller, la façon de parler, y sont pas pareils... Mais bon, j'te dis ça, ça me choque pas, tu m'connais, hein Dédé, chuis tolérant... mais j'comprend qu'y en aient qui comprennent pas... c'est normal.

Y'en même qui pensent qu'il faudrait tous les éliminer, tu vois l'genre ? Tous contre un mur, et pan, pan ! Et après on serait plus heureux sans eux... Ouais, y'en a qui pensent ça. Michel par exemple. Ben ouais. Moi j'trouve qu'il exagère. C'est vrai qu'ils nous gonflent des fois, mais moi, je préfère en rire, ils me font marrer, et j'me dis que c'est pas eux qui vont m'empêcher de penser c'que j'ai envie de penser tu vois ?

Allez, une dernière ! Ca c'est de la boisson d'homme !

Mais t'en penses quoi, tu dis rien depuis tout à l'heure. T'as pas d'opinion ? C'est pas possible ça, d'avoir pas d'opinion ! Tu peux tout m'dire, tu sais, t'as même le droit de penser qu'ils sont moches, puants, que c'est des parasites, des inférieurs, on est en démocratie, t'as le droit de tout dire !

Rien me choque moi, j'suis tolérant ! Eh ouais ! Et tu sais c'que j'me dis mon Dédé ? Ben des fois j'me dis que ça aurait pû nous arriver à nous aussi... nous aussi on aurait pû en être... t'marre pas ! Nous aussi on aurait pû en être... des hommes politiques.


Bon, j'te laisse Dédé, Maurice va encore m'engueuler parce que j'suis en retard. Fais la bise à Claude de ma part.

***

Comme l'a si bien dit Chateaubriand, il faut être économe de son mépris, tant est grand le nombre de nécessiteux. Disant cela, je pense à M. Christian Vanneste ; la bêtise aussi est une menace pour la survie de l'humanité, comme il dit.

Pour aller plus loin sur ce sujet :

05 novembre 2008

Un nouveau printemps pour l'Amérique

Comme beaucoup de personnes, j'ai appris la nouvelle par la radio du matin ; comme beaucoup de personnes, elle m'a mis le sourire aux lèvres. Non que je pense cette élection capable de changer la face du monde, mais comme beaucoup de personnes, je veux voir, dans l'arrivée au pouvoir de Barack Obama, un symbole d'espoir. Une nouvelle frontière ouverte à nouveau ; un nouveau printemps pour l'Amérique.

Je me souviens avoir respecté, les larmes aux yeux, une minute de silence en mémoire des victimes des attentats du 11 septembre, je me souviens de l'angoisse partagée, de la ferveur et de la compassion qui s'étaient emparés du monde entier. Nous étions tous américains alors.

Mais cela cessa dans les mois qui suivirent : les lois liberticides, les mensonges, les tortures, Abou Ghraïb après Guantanamo. Le chaos de la guerre, et la violence aveugle répondant à la violence aveugle. Nous apprîmes à détester les Etats-Unis, du moins ce côté sombre qu'ils nous montraient.

Mais depuis ce matin, j'ai de nouveau envie d'être fier de l'Amérique. L'Amérique des grands hommes et celle des héros ordinaires évoqués par Obama. Les années à venir seront sans nul doute difficiles, la tâche s'annonce rude, et sûrement demain les critiques commenceront. Mais ce soir j'ai envie de rêver.

Rêver comme le pasteur Luther King lui-même n'avait pas osé le faire. A son époque, un homme noir ne pouvait pas s'assoir à la même table qu'un blanc. C'est aussi pour cela que nous avons tous l'impression de vivre un instant historique. C'est aussi cela que nous aimons dans l'Amérique.

Oui, ce soir, j'ai envie que l'Amérique me fasse à nouveau rêver.