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02 juillet 2013

Sherlock Holmes, le docteur House et la mort

*** Attention spoiler ***



Je ne sais pas si j'ai déjà mentionné ici la thèse selon laquelle Grégory House(1) serait une sorte de réplique moderne de Sherlock Holmes. Elle se résume en trois mots : induction, musique, drogue. 

Je me faisais ce matin la réflexion que si ces similitudes s'étaient estompées au fil des saisons de la série, le dernier épisode pourrait d'une certaine façon renouer avec cette typologie. Dans Le dernier problème, Doyle fait mourir Holmes aux prises avec son pire ennemi, Moriarty, avant de le ressusciter sous la pression de ses fans, qui avaient monté une page facebook et moult pétitions en ligne pour obtenir son retour.

Dans le dernier épisode de House, nous assistons à la "mort" de House combattant son pire ennemi : lui-même ; puis à sa "résurrection" (qui m'a au passage beaucoup déçue, quel manque d'esprit de décision de la part des scénaristes). Avant de le voir disparaître pour une dernière aventure avec Wilson/Watson...


(1) Image par DaltonL227 - deviantArt

18 avril 2013

Desproges : 25 ans...

25 ans déjà...



Pas le temps de raconter les balivernes d'usage. D'autres le feront mieux que moi. Mes chers lecteurs (oui, les deux du fond, là) tireront profit de la lecture de cet édifiant article, qui constitue également un test d'entrée au fan club de Desproges. Tout le monde ne sera pas admis. Les recalés, déçus, grognons, grincheux et nostalgiques en mal de funèbre pourront toujours se plaindre ici. 


11 février 2013

Fénéontises - Pastiches de Félix Fénéon

J'ai lu il y a peu sur Article 11 cet article consacré à Félix Fénéon, le roi de la "nouvelle en 3 lignes" ironique, subtile et immorale. Ils publient un petit florilège de l'artiste :

Calen, détenu à la prison de Thouars, que venait de manquer la sentinelle, s’est tué en tombant sur des rochers. Il s’évadait.
suivi du leur :
Gardé à vue, le jeune homme demande à libérer sa vessie. Perdu de vue, il réussit à libérer sa personne.

Vous me voyez venir, je me suis essayé à l'exercice.

***

A la question "Les Mariton ?", il répond non et fait obstruction.


A Marseille, de modernes indiens attaquent le TGV. Vite retrouvés, ils font de pâles visages en GAV.

En Angleterre, les lasagnes hippophagiques font un effet boeuf.

Trop fatigué pour assumer sa charge, le pape renonce. A partir du 1er mars, il ne sera plus qu'un pape ôté.

Sa voiture devient folle, le conducteur perd les pédales. [clic]


05 décembre 2012

Dave Brubeck parti avec le vent

Flûte, Dave Brubeck est mort :(

25 octobre 2012

Pourquoi le Louvre à Abu-Dhabi et à Lens ?


Je ne passe pas souvent du côté de chez Thé au Jasmin, et c'est une erreur, car c'est toujours un régal pour les yeux. Aujourd'hui, j'ai découvert dans cet article de sublimes petites choses en ivoire,. Elles sont gothiques, précieuses, moyenâgeuses.(1)  

Il s'agit d'une descente de croix du XIIIème siècle dont le musée du Louvre se propose d'acquérir les deux statuettes manquantes pour compléter l'ensemble. Bravo. Les deux exquises babioles sont estimées à 2,6 millions d'euros(2). Tant mieux. Cet argent sera mieux employé là que dans des casques de CRS ou des voyages de ministre. Comme il manque encore 800 000 euros pour compléter la cagnotte, le musée lance un appel aux dons.

Seulement, la madame Michu qui sommeille en moi s'est offusquée, se demandant par la grâce de quel paradoxe il était possible d'ouvrir des "Louvre bis" à Abu-Dhabi et à Lens, et dans le même temps faire appel à la générosité publique pour enrichir les collections du musée. J'ai donc fait quelques recherches rapide sur l'oracle, et j'en ai retiré a à peu près ceci : concernant le Louvre-Lens, l'investissement est en grande partie pris en charge par l'Union Européenne, la région et le département. Pas par le musée lui-même. On peut être pour ou contre le projet (je n'ai toujours pas réussi à me décider entre l'idée géniale et le gaspillage), ce n'est pas lui qui obère la (faible) capacité d'acquisition du musée.

Pour ce qui est du pharaonique "Louvre des sables", la situation est un peu plus compliquée. S'y mêlent des problématiques d'influence dans une région stratégique, de diplomatie, et aussi de gros sous. Surtout de gros sous. Pour le Louvre et les musées associés à l'opération, Abu-Dhabi c'est avant tout une grosse tirelire de 400 millions d'euros tout de suite et un milliard sur 30 ans.

Il y a de quoi laisser aux vestiaires les interrogations sur le respect des droits de l'homme, la situation de la femme dans les émirats, la censure sur certaines oeuvres...

Madame Michu en est toute retournée. 

***

(1) Saint Jean (détail). ©Musée du Louvre - Photo Martine Beck-Coppola 
Du copyright sur la photographie d'un objet qui n'appartient pas encore au Louvre et qui vise à intégrer le domaine public... Comment dire... waouh !

(2) Soit 0,05 Kerviel. Je rappelle que le Kerviel est la nouvelle unité de mesure des flux financiers mondiaux, et que 1 Kerviel = 4 900 000 000 euros, ce qui représente quand même pas mal d'argent.


22 octobre 2012

L'homme qui rit au cinéma


J'ai découvert via Twitter la bande annonce d'une nouvelle mouture de L'homme qui rit au cinéma, avec Obélix dans le rôle d'Ursus et The Crow dans le rôle titre.

Au delà de la boutade, je suis un peu chagriné par l'aspect trop lisse, presque trop beau, du personnage de Gwynplaine : à peine une petite cicatrice de part et d'autre de la bouche. Je ne dis pas que c'est joli, mais ce n'est pas non plus monstrueux. Je trouve que cette propension à adoucir les monstres est une tendance assez pénible du cinéma "mainstream" actuel. 

C'est dommage, car c'est perdre une des plus grandes forces de l'oeuvre : l'homme qui rit, c'est la tronche du Joker avec l'âme de Bruce Wayne. Les précédentes versions filmées ne l'ont d'ailleurs pas loupé, que ce soit celle de Paul Leni (1928) ou celle de Jean Kerchbron (1971).


 Je ne sais pas si j'ai envie ou pas d'aller voir ce film. J'ai peur d'être déçu, à cause des réserves formulées ci-dessus, et n'ayant pas encore lu le livre, je ne voudrais pas m'imposer des images avant d'avoir pu imaginer les miennes. De plus, c'est une histoire qui me poursuit depuis suffisamment longtemps (voir ici et là) pour que je n'aie pas envie de la déprécier. 

13 juin 2012

En vrac #4

Vrac de choses trouvées sur le web ces jours derniers....

On peut tirer des généralités intéressantes sur la culture, même à partir des Télétubbies. Merci André Gunthert.
Mieux vaut regarder les Télétubbies avec ceux qu’on aime que les détester tout seul. Ou pour le dire autrement, ce n’est pas l’œuvre qui compte, mais les liens affectifs et sociaux que nous tissons avec.
Seb Sauvage est vraiment obsédé par Dwarf Fortress ; voici ce que j'ai lu dans son fameux Shaarli : 
En fait, c'est aussi une bonne leçon. Au lieu de gagner tout le temps à tous les jeux, on apprend à perdre. Le psychologue de comptoir que je suis oserait même dire que c'est peut-être une leçon de vie. Ou pas. En tous cas avoir des enfants en bas âge est intéressant: On les voit apprendre à gérer la frustration de l'échec, que ce soit perdre à un jeu ou ne pas réussi à fermer ses chaussures :-D [...] Parallèle (qui me semble intéressant): A l'école, on nous a toujours appris à ne résoudre que des problèmes qui ont une solution. Ce n'est pas forcément une bonne chose: Dans la vie, tout n'a pas forcément de solution (ou du moins de solution dont le coût est acceptable).
Va t-il falloir embaucher des geeks pour donner des cours de pédagogie ? Le hollandais volant s'attaque pour sa part à la philosophie, en répondant négativement à la question : le beau doit-il être utile ? Il prend pour exemple The Big Bang Theory, ce qui prouve bien que la démarche d'Olivier Pourriol est une bonne idée.
Peu importe si c’est beau, utile ou que ça plaise aux autres : vous avez fait quelque chose de brillant et avez utilisé à la fois votre imagination et vos connaissances techniques et théoriques pour réaliser quelque chose et c’est ça qui est magnifique. C’est tout le contraire de ce qu’on nous apprend à l’école !
***

Belle histoire lue sur le Framablog, celle du réseau Urban eXperiment (UX), des "hackers" qui oeuvrent dans l'ombre pour préserver le patrimoine culturel délaissé par l'Etat :
Ils se disaient que l’administration serait contente de s’attribuer le mérite de la restauration, et que l’équipe prendrait le relais pour entretenir l’horloge. Ils informèrent son directeur par téléphone, et proposèrent de donner plus de détails sur place. [...] L’administration décida plus tard de poursuivre UX en justice, en allant même jusqu’à demander un an d’emprisonnement et une amende de 48 300 euros de dédommagement. Le directeur adjoint de cette époque, qui est maintenant le directeur du Panthéon, alla jusqu’à employer un horloger professionnel pour reconditionner l’horloge dans son état originel en la sabotant de nouveau. Mais l’horloger refusa de faire plus que d’enlever une pièce, la roue d’échappement, la partie même qui avait été sabotée la première fois. UX s’infiltra peu de temps après pour reprendre la roue en leur possession, afin de la mettre en lieu sûr, dans l’espoir qu’un jour une administration plus éclairée saluerait son retour.
Je vous conseille de lire l'intégralité de l'article, même si il est un peu long ; il est effarant dans ce qu'il révèle sur la quasi-absence de sécurité dans les musées, l'étroitesse d'esprit de certaines administrations (ou des personnes qui les dirigent, ce qui n'est pas tout à fait la même chose) et le choix des priorités de sauvegarde de l'État, révélateur selon eux de l'état d'une civilisation :
Kunstmann a une vision assez peu réjouissante de la civilisation contemporaine, et à ses yeux cette affaire met en évidence beaucoup de ses défauts : son fatalisme, sa complaisance, son ignorance, son étroitesse d’esprit, et sa négligence. Les autorités françaises, nous dit-il, se soucient de protéger et restaurer le patrimoine adoré par des millions de personnes (le Louvre par exemple). Mais d’autres sites moins connus sont négligés, et s’il apparaît qu’ils sont invisibles au public (souterrains par exemples), ils se désagrègent totalement, quand bien même leur restauration ne nécessiterait qu’une centaine d’euros. UX prend soin du vilain petit canard : celui qui est étrange, mal-aimé, les objets oubliés de la civilisation française.
***

Réflexion édifiante sur la "pornification" de la publicité. Bref, le cul est partout, surtout dans la pub, mais tout va bien :
En passant devant les têtes de gondole bien exposées, je regarde toujours les nouveautés. Et là, j’ai ouvert un bouquin en à la couverture pas vraiment éloquante pour tomber devant la pire BD porno-scato-BDSM que j’ai jamais lue (et j’en ai lue des cochonneries, Youporn existait pas quand j’étais petit, mon gars). Une bande dessinée posée là, à l’entrée du rayon BD du Virgin Megastore de Grands Boulevards, à la disposition de n’importe quel gamin. [...] Et pendant ce temps, le gouvernement bienveillant nous protège du téléchargement illégal, de la cigarette de Gainsbourg et de la pipe de Tati. Certains gouvernements pensent même censurer le porno sur Internet. Laxisme incroyable d’un côté, répression forcenée de l’autre. Du grand n’importe quoi qui avantage les marques et les agences au détriment du “vivre ensemble” social.
Un article complémentaire pour mesurer un peu mieux l'étendue des dégâts ; voir aussi ce tumblr qui recense les sous-entendus graveleux et mêmes pas drôles des publicités.

Drôle de société.

***

Et très vite, pour finir : 600 personnes aiment ça - un sport sympa pour le week-end- un village vendu pour 520000 € - les jeux vidéos sont un art visuel - cauchemar - dites non au mouvement perpétuel - empaillez votre chat de manière... intelligente - combien de temps fallait-il pour aller de Burdigala à Lutetia en char à bœufs au mois de décembre ? (réponse : 24 jours) - les ouvrages traitant d'ésotérisme représentent près d'un tiers des 50 documents les plus téléchargés dans Gallica - arbres dans des silos abandonnés - mes voisins sont nuls - adieu M. Trololo

silo: planter for a tree

29 février 2012

Chronique des joies du 29 février

Aujourd'hui n'est pas un jour ordinaire. Nous sommes, et tu n'auras pas manqué de le noter, attentif lecteur, le 29 février. Pour bien marquer cette journée précieuse et en garder un souvenir qu'ils chériront pendant de nombreuses années, certains choisissent de réaliser de grandes et magnifiques choses, d'accomplir des exploits, de prendre des engagements pour l'avenir. Décider à quel candidat accorder ses suffrages lors du prochain scrutin (ce qui revient à peu près au même que de déterminer lequel est le mieux coiffé), acheter des pinces à linge, se mettre à faire du sport, changer de brosse à dents seront quelques une des décisions prises par nos contemporains aujourd'hui.

Pour ma part, j'ai acheté la Bougie du Sapeur, le fameux quotidien paraissant tous les quatre ans.

Voilà pourquoi, ce matin, j'ai pris 4 euros et le chemin du bureau de tabac de ma rue, et ai demandé d'une voix virile où ne transparaissait pas l'émotion qui m'étreignait cette merveille de la presse occidentale -je ne sais pas si il en existe des équivalents ailleurs dans le monde- et seule authentique source d'information dans cette époque où l'on ne sait à qui se fier ma pauv' dame.

J'ai tout de suite vu que j'avais affaire à un buraliste sérieux. Non seulement il avait le précieux opuscule, mais il paraissait en outre ravi de me le vendre -c'est bien naturel me direz-vous- ayant peur de ne pas en vendre du tout de la journée. J'en suis donc le premier possesseur de mon quartier, ce dont je tire une légitime satisfaction de propriétaire, voire de nanti.

Comme le plus beau des journaux a récemment décidé d'adjoindre à chacun de ses numéros un supplément,  La Bougie du Sapeur Dimanche en 2004 (prochain dimanche dans 20 ans, on a pas fini de trimer), La bougie du Sapeur madame en 2008, je m'attendais à un Bougie du Sapeur enfants, ce 29 février tombant un mercredi. Que nenni. C'est un Bougie du Sapeur coquine que Jean d'Indy et son équipe nous ont concocté. Il fait tout le piquant de ce neuvième numéro.

Serait-il donc à ranger sur le dernier rayonnage de la bibliothèque, hors de portée des mains innocentes, en compagnie des Contes de La Fontaine et du Journal d'une femme de chambre (je parle de Mirbeau, bien sûr... à quoi pensiez-vous donc) ? Je ne le pense pas. N'oublions pas que tout cela est avant tout prétexte à rire, et que la Bougie du Sapeur est sans reproches !

13 janvier 2012

Chronique du Tolkien illustré

Tolkien par David Levine
Tolkien est né le 3 janvier 1892, j'ai positivement laissé passer la célébration de son 120ème anniversaire. Comme il n'est jamais trop tard (et qu'il n'est plus à un jour près), je vais me rattraper aujourd'hui ; plutôt que de disserter sur mon interprétation personnelle du Silmarillion (que je n'ai d’ailleurs pas lu) ou du Seigneur des Anneaux (que j'ai lu deux fois), j'ai envie de parler de ses principaux illustrateurs.

[Dans cette chronique, il sera de bon goût de cliquer sur les vignettes avec la molette de la souris, pour voir les images en grand et dans un nouvel onglet]

Le plus connu, et pour moi le plus doué, est bien sûr Alan Lee. Il est indissociable du gros et beau Seigneur des anneaux -mon préciiieux volume- édité par Christian Bourgeois. De belles illustrations à l'aquarelle, en pleine page, pas forcément en rapport avec le chapitre en cours -elles sont groupées par paquet de 5 ou 6- mais que l'on prend plaisir à regarder, comme autant de fenêtres ouvertes sur une certaine manière de voir l'histoire. Sous son pinceau, le merveilleux devient naturel ; il a aussi la grande qualité de ne pas pratiquer un style trop ostensiblement moyen-âgeux, contrairement à d'autres. D'ailleurs, une majorité de ses images s'attardent volontiers sur le spectacle de la nature, aspect de l'oeuvre de Tolkien  que les fans d'héroic fantasy occultent un peu trop souvent à mon sens.





Il a travaillé sur les films de Peter Jackson. Ça se voit, il suffit de comparer :


***
John Howe est également assez connu et, ah tiens, il a lui aussi travaillé sur la trilogie jacksonienne. Ses images ont largement contribué aux décors des films, à tel point que certaines scènes ou personnages lui doivent leur "postérité visuelle", il n'est que de voir les montures des nazguls, ou l'apparence générale de Gandalf.


A ce propos, il est intéressant de voir de quelles différentes façons cette scène du combat d'Eowyn et du roi sorcier a été traitée par les différents artistes :
Frank Frazetta, déjà évoqué sur ce blog
Alan Lee encore
Ted Nasmith, très fidèle au récit tolkienien
***
Ted Nasmith est le troisième compagnon de cette communauté du pot à eau, mais il n'est pas mon préféré. Je trouve que sa fidélité au récit se mue parfois en une transcription trop littérale,  avec des outrances dans les effets.


Mais ne boudons pas notre plaisir, il excelle lui aussi à rendre de beaux paysages, et des scènes du roman bien souvent délaissées par ses pairs. Seulement, je n'accroche pas toujours avec son style. Ca doit venir de la couleur sans doute trop vive. 







***
De Barbara Remington, je n'ai trouvé que ce triptyque de couvertures très "60's" et psychédélique, qu'elle dessina pour la première édition américaine de l’œuvre en livre de poche. La légende dit qu'elle n'avait pas lu le livre lorsqu'elle s'attaqua à son projet de couverture, ce qui explique sans doute bien des choses.


***
Viennent ensuite Anke Katrin Eissmann :


Pauline Baynes qui, si elle reste associée à l'illustration des Chroniques de Narnia, a aussi collaboré avec Tolkien, qui appréciait la pertinence de son travail. C'est une grande dame de l'illustration, même si son style parait un peu désuet aujourd'hui.



et Philippe Munch, le français que je cite pour l'anecdote. (C'est pas pour dire, mais il s'est borné aux couvertures des Folio junior. Pas sûr que cela lui assure une renommée éternelle dans le monde des fans de Tolkien !)



***
J'ai gardé Cor Blok pour la fin car il ne ressemble à aucun des autres ; il a son style propre, identifiable au premier coup d'œil. Même si son talent ne s'exerce pas dans les lettres, mais à travers la peinture, il débute sa carrière par une démarche similaire à celle de Tolkien : inventer l'histoire de l'art et l'architecture d'un pays imaginaire, la Barbarusie. Entre 1958 et 1962, il réalise 140 illustrations pour le Seigneur des anneaux, qu'il vient de découvrir. Je fais court : Tolkien adore et lui achète même certains de ses tableaux.

Il tire en partie son inspiration de la fameuse Tapisserie de Bayeux, d'où le titre de l'ouvrage regroupant ces œuvres qui vient de paraître : Une tapisserie pour Tolkien. Quand je l'ai vu pour la première fois dans une librairie, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un livre pour enfants...


Il est vrai que son style minimaliste n'a rien de commun avec les illustrateurs férus de détails évoqués précédemment. Mais c'est à lui que les hollandais pensent lorsqu'ils évoquent leur Seigneur des Anneaux - un peu comme Alan Lee pour moi.





Malgré tout ce que je viens de dire sur les différents illustrateurs de l'oeuvre de Tolkien, il n'en demeure pas moins qu'à mon sens, rien ne vaut les images suscitées par la lecture, à tel point que je regrette souvent la version imposée par le cinéma, qui ne correspond bien évidemment jamais à celle que les lecteurs ont en tête. Et cela n'est pas valable que pour Le Seigneur des Anneaux.

Mais c'est aussi la grande force d'une œuvre que d'avoir su inspirer d'autres artistes.

18 novembre 2011

La leçon d'anatomie du professeur Uderscinny

Je croyais connaître toutes les allusions dans Astérix, mais je viens de me rendre compte que j'en avais loupé une ! Tout ça grâce à un film sur Rembrandt - que je vous conseille au passage, bonne interprétation, belles images, on a parfois l'impression de naviguer dans les tableaux du maître.

La leçon d'anatomie du professeur Tulp - Rembrandt
Astérix - Le devin
Parce ce qu'il y a eu une époque où Uderzo a eu un grand talent, ce rapide billet veut lui rendre un modeste hommage. Pour ne pas se quitter sur une mauvaise impression.